Nouvelle direction des Canadiens : Dream Team ou mirage?


14 juin 2012  |  Mis en ligne à 07h53  |  Modifié à 07h54  |  Jean-Pierre Racine
Les Canadiens de Montréal ont poursuivi leur virage en ce qui concerne la direction en embauchant Martin Lapointe, Patrice Brisebois et Sylvain Lefebvre.
 
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Jean-Pierre Racine est impliqué dans les sports de compétition d’élite (hockey, baseball et football) depuis plus de 35 ans.
 

Avec l’arrivée de tous ces hommes de hockey compétents et francophones qui viennent s’ajouter aux Savard, Bergevin, Therrien, Dudley et Mellanby, il est difficile de ne pas s’enthousiasmer et de croire que le CH sera dirigé par un véritable Dream Team.

Il ne reste plus qu’à espérer qu’il ne s’agit pas d’un mirage comme ce fut le cas à l’ère Réjean Houle.

Dans mon billet du 25 mars dernier, j’exposais les raisons pour lesquelles Geoff Molson ne devait pas se contenter de congédier bêtement les dirigeants du club, mais qu’il devait s’assurer que les changements apportés s’articuleraient en fonction d’une nouvelle approche.

Je souhaitais alors que M. Molson mette en en place une équipe de dirigeants, c’est-à-dire qu’il nomme plus de dirigeants que moins.

Par ailleurs, plusieurs partisans et représentants des médias ont dénoncé au cours des dernières années le fait que le CH, sous l’égide de Bob Gainey et Pierre Gauthier,  s’éloignait de son mythe fondateur.

Comme je l’expliquais dans mon billet du 18 mars dernier, La Malédiction de la St-Patrick, le CH a été fondé en 1909 pour les francophones et la jeunesse canadienne-française.

Puisque que l’on a tendance à facilement oublier notre histoire, il n’est jamais inutile de rappeler aux partisans, particulièrement aux féfans de Réjean Tremblay, que le mot canadien désignait exclusivement au début du siècle dernier les sujets francophones de la couronne.

Clairement, Geoff Molson a répondu aux attentes des partisans quant aux éléments susmentionnés. L’organisation renoue présentement avec sa riche tradition francophone!

Pour que ce virage ne s’avère pas être un mirage, il faudra que l’arrivée de tous ces francophones à la direction du club se traduise par l’ajout de joueurs francophones sur la patinoire.

À terme, je suis convaincu que ça sera le cas.

D’ici quelques saisons, j’ai bon espoir que nous devrions de nouveau avoir un bon noyau de joueurs québécois (autour d’une dizaine) dans le club.

Les changements apportés dans la direction répondent également à un besoin criant : le développement des joueurs. Le CH a lamentablement négligé cette importante facette depuis déjà trop longtemps.

En plus de Martin Lapointe qui agira à titre de Directeur du développement des joueurs, Marc Bergevin a été cherché deux anciens joueurs du CH, Sylvain Lefebvre et Patrice Brisebois, qui ont été développés par le Canadiens à l’époque où Serge Savard était le directeur général et Pat Burns, l’entraîneur-chef.

Ils connaissent la formule avec laquelle était faite la fameuse tradition gagnante et j’ai bien confiance qu’ils seront en mesure de l’inculquer aux jeunes joueurs du CH.

Sylvain Lefebvre devrait stabiliser la position d’entraîneur-chef à Hamilton. C’est un excellent choix.

De plus, il ne fallait pas que le CH se retrouve de nouveau dans une situation où il n’y avait pas de «plan b fonctionnel» advenant un congédiement de l’entraîneur-chef du grand club comme ça s’est produit avec Randy Cunneyworth à la suite du congédiement de Jacques Martin.

Patrice Brisebois occupera un nouveau poste, soit celui d’entraîneur, développement des joueurs. Un ancien défenseur, Brisebois jouera sûrement un rôle clé auprès des jeunes défenseurs qui arrivent dans l’organisation comme Nathan Beaulieu et Jarred Tinordi.

Lapointe et Brisebois feront en quelque la liaison entre Montréal et Hamilton. Ça sera particulièrement important avec tous ces jeunes joueurs qui pourraient bien passer une saison complète à Hamilton avant de joindre le grand club : Tinordi, Ellis, Gallagher, Bournival etc.

Bref, les jeunes joueurs ne seront pas laissés à eux-mêmes à leur arrivée dans l’organisation et ça c’est très important. Ils auront des mentors. Ils seront encadrés et ils auront un niveau d’attention adéquat.

Décidemment je suis très encouragé par tout ce qui se passe à Montréal depuis quelques mois. Après tout, le bon émerge souvent du mauvais!

Peu importe ce qui arrivera, une nouvelle génération de leaders a émergé sous nos yeux. Ils seront-là pour longtemps, d’une façon ou d’une autre, et je ne crois pas que ça soit un mirage.

En David Desharnais, nous avons trouvé un Yvan Cournoyer. En Gabriel Nadeau-Dubois, nous avons trouvé un Pierre Bourgault. En Marc Bergevin, un Serge Savard. En Martine Desjardins, une Lise Payette. En Martin Lapointe et Patrice Brisebois, un Claude «Piton» Ruel. En Léo Bureau-Blouin, un Robert Bourassa. En Michel Therrien, un Pat Burns. En Lisa Leblanc, une Diane Dufresne.

Je suis confiant que nous sommes bel et bien en présence d’un «Dream Team» et non d’un mirage.

«Nos bras meurtris vous tendent le flambeau, à vous toujours de le porter bien haut.»

Ils en sont tous capables!

 
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