Terence Crawford a été reconnu coupable de conduite imprudente lundi et a écopé d’une amende de 75 dollars, suite à un contrôle routier l’an dernier. Lors de cette opération, la police avait ordonné au boxeur champion du monde et à ses passagers de sortir de son véhicule sous la menace d’une arme.
Le 28 septembre, Crawford a été intercepté quelques heures après que sa ville natale, Omaha, ait célébré sa victoire par décision unanime contre Canelo Álvarez lors d’un combat pour le titre en super-moyenne. Cette victoire a fait de Crawford le premier boxeur masculin à détenir trois titres unifiés. Il avait annoncé sa retraite en décembre avec un bilan impeccable de 42 victoires, dont 31 par KO.
Les agents de police ont arrêté Crawford après avoir remarqué une conduite dangereuse. Pendant l’intervention, le responsable de la sécurité de Crawford a informé un policier posté à la fenêtre passager qu’il était en possession d’une arme à feu légale. Peu après, un agent du côté conducteur a aperçu une arme sur le plancher. Avec leurs armes dégainées, les policiers ont ordonné à tout le monde de sortir du véhicule.
Crawford a expliqué qu’il s’était penché pour signaler à l’agent côté passager qu’il avait également une arme légale, mais que l’agent côté conducteur ne l’avait pas entendu. La police a confirmé que tous les occupants du véhicule étaient autorisés à porter des armes. Crawford a reçu une contravention et a été relâché.
Ce contrôle a incité le chef de la police d’Omaha à mener une enquête interne sur les actions des agents. Celui-ci a conclu que les policiers avaient agi de manière légale.
En plus de l’amende, Crawford a dû s’acquitter de 49 dollars de frais judiciaires.
Points à retenir
- Un champion du monde à la rencontre de la loi, une situation pour le moins inattendue.
- Omaha sait fêter ses héros… et ses contrôles de police, il faut croire.
- Une amende qui pourrait sembler dérisoire pour un boxeur avec un palmarès impressionnant.
- Il semblerait qu’une retraite ne protège pas de toutes les désagréments, même pour les champions.
En observant cette situation, on peut se demander si nos champions, malgré leurs exploits sur le ring, sont seulement des figures publiques soumises aux mêmes règles que nous. Peut-être que cette rencontre entre Crawford et les forces de l’ordre soulève des questions sur la perception des personnalités publiques dans des situations quotidiennes. Doit-on juger un boxeur sur ses performances ou sur ses comportements en dehors du ring ? Les enjeux sont multiples, et en tant que journaliste, il me semble essentiel d’ouvrir la discussion pour réfléchir à la façon dont nous percevons nos héros.