mar. Juil 21st, 2026
Giro d'Italia : Vingegaard et Pellizzari en vedette lors de la première étape !

En Bulgarie pour le Giro d’Italia numéro 109. Le Danois est le grand favori, il pourrait réaliser un triplé après avoir remporté le Tour et la Vuelta.

C’est enfin le moment tant attendu de l’année. Un fil rose unissant des histoires innombrables et des émotions indomptables, qui filent aussi vite que les cyclistes d’aujourd’hui. Voici le Giro d’Italia, un véritable roman populaire depuis 1909, capable comme aucun autre événement de toucher le cœur des gens et de franchir des frontières apparemment infranchissables. Cette 109ème édition démarre aujourd’hui de Nessebar, en Bulgarie, sur les rives de la mer Noire, pour se conclure le 31 mai sur la via del Circo Massimo à Rome, cœur de la grande beauté italienne. Jonas Vingegaard a cette course en tête depuis des mois, et Giulio Pellizzari y pense depuis un an. Avec leurs rêves en tête, ils disposent de trois semaines et quelques jours pour les réaliser.

Histoire

Si victoire rime avec histoire, l’excitation est au rendez-vous. Jonas Vingegaard débute sa participation à 29 ans et affiche sur son CV une belle performance : avoir battu Tadej Pogacar lors du Tour de France, à deux reprises. Même l’exceptionnel Slovène, vainqueur du Giro en 2024 et actuellement absent, ne vise pas la triple couronne. “J’avais besoin de ce nouveau défi”, a-t-il déclaré, et l’éclat dans ses yeux lors de la présentation à Burgas a renforcé cette idée. Vingegaard a tout pour dominer, mais Giulio Pellizzari n’est pas là pour lui faciliter la tâche. À seulement 22 ans, il n’est jamais trop tôt pour rêver grand. “Personne n’est imbattable, pas même Vingegaard”, a-t-il affirmé avec humilité. L’Italie n’a pas vu un de ses coureurs sur le podium depuis la deuxième place de Damiano Caruso en 2021, et n’a pas gagné depuis Vincenzo Nibali en 2016, mais Pellizzari ne part pas sans ambition. D’autres coureurs comme Bernal, Yates, Gall et O’Connor sont également déterminés à se faire une place au soleil.

Le parcours

L’ensemble de la course présente un parcours difficile, moderne et équilibré, concocté sous la direction de Mauro Vegni. Avec 21 étapes, trois jours de repos, 3466 kilomètres et un dénivelé de 48.700 mètres, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Le vent en Bulgarie pourrait perturber les stratégies, et après le départ italien de mardi, la chaleur du Sud, notamment à Catanzaro et Naples, sera palpable. Des défis attendent les cyclistes, comme le redoutable Blockhaus. La course proposera également une contre-la-montre en Toscane qui débattra les écarts en plus de quelques étapes décisives à Milan et dans les montagnes. La Cima Coppi, située au Passo Giau, marquera un tournant à deux jours de l’arrivée à Rome, rappelant le tragique tremblement de terre de 1976, prouvant un des grands pouvoirs du Giro : créer une mémoire collective.

Les Passions

Le public italien aura plusieurs coureurs à soutenir : de Jonathan Milan, qui suscite déjà des attentes, à Ganna et Ciccone. On espère que le triste record d’une seule victoire d’étape en 2025 ne se reproduira pas. Fait surprenant, le scénario n’est pas déjà écrit, malgré le statut de favori de Vingegaard, qui pourrait devenir le premier Danois à remporter cette course. Son équipe, Visma, est redoutable, mais la Red Bull de Pellizzari ne doit pas être sous-estimée. Dans l’histoire récente, les affrontements entre le Danemark et l’Italie n’ont pas manqué : entre le championnat du monde 2019 et l’or olympique de 2021, on attend avec impatience ce nouvel opus du Giro.

Points à retenir

  • Jonas Vingegaard, fort de son palmarès, vise la victoire avec un état d’esprit frais.
  • Giulio Pellizzari, jeune mais ambitieux, pourrait surprendre tout le monde.
  • Le parcours est à la fois exigeant et stratégique, propice aux retournements de situation.
  • Le soutien du public peut être décisif dans des étapes clés, notamment dans le Sud de l’Italie.
  • Les rivalités historiques entre Danois et Italiens apportent un peu de piquant à la compétition.

Le Giro d’Italia offre non seulement des performances athlétiques, mais est aussi un moment de rassemblement pour les passionnés de cyclisme. Le suspense et les surprises sont de mise, et la beauté du parcours nous rappelle que le sport peut créer des liens durables. Que chacun se prépare pour ce véritable festival de la bicyclette, testant les limites et unissant les cœurs. Il serait peut-être temps de se demander : sommes-nous prêts à encourager la performance, ou simplement à célébrer le spectacle?


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