mar. Juil 21st, 2026
Un champion dévoile les coulisses de la querelle motocycliste : "C'était tout simplement absurde"

Lors de la Tour de Romandie, un sujet épineux a retenu l’attention des cyclistes professionnels, avec des critiques qui se font désormais entendre de façon claire. Après quelques jours de réflexion, Luke Plapp, coureur de l’équipe Jayco-AlUla, a également partagé son avis sur la question.

Le cycliste australien a rejoint la chorus de critiques concernant l’influence des motos de télévision sur les étapes de la Tour de Romandie. “C’était tout simplement ridicule de constater à quel point elles ont modifié la dynamique de la course cette semaine”, a-t-il confié dans le podcast “Stanley St. Social”.

Avant lui, d’autres coureurs et directeurs d’équipe avaient également exprimé leurs préoccupations. Le reproche principal : lorsque les transmissions télévisées commencent, les motos s’intercalent devant le peloton, fournissant un sillage qui facilite la tâche des poursuivants pour rattraper les échappés.

“C’était presque un gag sur certaines étapes”

Plapp souligne qu’à la Tour de Romandie, il y avait habituellement deux coéquipiers de Tadej Pogacar qui maintenaient l’écart avec les échappés. “Et lorsque les motos se positionnaient devant le peloton, la vitesse était tout simplement hallucinante”, a-t-il ajouté.

Un véritable effet de serre se produisait après presque chaque virage, rendant les sprints dans le peloton presque inévitables : “Les écarts se réduisaient à une vitesse incroyable. C’était probablement l’impact le plus considérable des motos dans une course de cyclisme que j’ai jamais observé”, a-t-il précisé.

Cette situation n’est pas isolée dans le cadre de cette course. “Sur certaines étapes, c’était presque un gag de voir à quelle vitesse nous roulions et à quel point les motos influaient sur les résultats”, a décrit le coureur de Jayco-AlUla.

Plapp ne s’exprime pas seul. Au début de la semaine, Valentin Paret Peintre avait également critiqué la présence des motos, soutenant qu’elles favorisaient principalement Tadej Pogacar et son équipe UAE. “Si les organisateurs désirent voir Pogacar triompher, c’est leur choix”, a-t-il laissé entendre, insinuant un soutien inapproprié au superstar.

Points à retenir

  • L’influence des motos de télévision fait débat et suscite des tensions au sein du peloton.
  • La vitesse accrue due à leur présence risque de fausser l’équilibre de la compétition.
  • Des coureurs comme Luke Plapp et Valentin Paret Peintre expriment des réserves sur l’équité des courses.
  • Les organisateurs de courses doivent réfléchir aux conséquences de ces interventions sur les résultats, ainsi qu’à la perception qu’en ont les athlètes.

En tant qu’observateur de l’évolution du cyclisme, je me demande jusqu’où cette situation peut mener. La course doit-elle s’adapter aux exigences des médias, ou les médias devraient-ils ajuster leurs pratiques pour respecter l’intégrité des compétitions ? C’est une question que chaque passionné de cyclisme devrait se poser, et je suis convaincu qu’un dialogue ouvert est essentiel pour préserver l’essence de notre sport.


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