lun. Juil 20th, 2026
Championnat de tennis à Wermelskirchen : déjà près de 100 joueurs pour décrocher le trophée

Wermelskirchen Open : À 120 ans cumulés, le tennis passe par le bon sens… et beaucoup de bonne humeur

Samedi, peu après 11 heures : Friedel Hessenbruch et Florian Peters montent sur le court pour leur première rencontre du week-end. Tous deux ont le sourire, et ce n’est pas seulement l’effet “échauffement” qui se lit sur leurs visages. Ils avaient, à la base, prévu de faire une pause des tournois… puis le Tennisclub Grün-Weiß de Wermelskirchen a lancé une formule spéciale : les « Wermelskirchen Open » accueillent cette année non seulement des joueurs en simple et des équipes en double mixte classiques, mais aussi des duos dont l’addition des âges atteint au minimum 120 ans.

Levent Yilmaz, responsable sportif du club au Vogelsang, résume l’idée : “Ce concours est important pour permettre à tout le monde de participer.” Au total, huit équipes prennent part à la catégorie 120plus. Le week-end s’annonce donc comme une sorte de rendez-vous où l’on vient autant pour jouer que pour partager. Et côté affluence, le club ne se plaint pas : la participation serait de nouveau “bien” au rendez-vous, un constat qui suit une tendance plus large. Le tennis, en ce moment, attire et rassure : moins besoin d’expliquer pourquoi on vient.

Dans l’entourage du tournoi, un certain Alexander Zverev revient aussi dans les discussions, comme un repère qui a aidé à relancer l’intérêt. Car pendant des années, il manquait des modèles visibles… et avec eux, l’envie de s’inscrire chez les jeunes. Cette époque serait désormais en partie révolue, et la liste d’inscription le montre : des équipes plus jeunes ont également répondu présent.

Globalement, ce sont 32 double mixtes qui sont engagés : une catégorie pensée comme “le cœur” des WK Open. Preuve que le tournoi ne se résume pas à des résultats : Lisa Wagner et Lars vom Stein comptent bien en profiter, et ils insistent sur un point simple — l’ambiance.

“C’est un beau moment à partager ici”, disent-ils. Pour eux, le double mixte fait cohabiter des niveaux différents sur le court, et c’est justement ce qui rend l’échange vivant. Bien sûr, chacun reste compétiteur, mais le respect et la prise en compte de l’autre font partie du jeu. Ils participent ensemble pour la deuxième fois, et, en plus du mixte, ils se sont inscrits aussi dans les rencontres en simple. Résultat : selon le parcours, le programme peut vite devenir exigeant.

En parallèle, le tournoi propose aussi du simple : 16 joueurs chez les hommes, et 8 joueuses du côté des dames. À l’échelle du week-end, ce sont donc environ 100 participants qui occupent les terrains, principalement issus de Wermelskirchen et de Pohlhausen. Pour Levent Yilmaz, l’ambiance entre clubs a d’ailleurs changé : les confrontations “historiques” avaient le parfum du derby, mais désormais, il parle plutôt d’une relation de fraternité sportive.

Depuis la saison dernière, une forme de collaboration entre équipes existe, et aux WK Open, beaucoup de joueurs de TuRa Pohlhausen viennent avec des amis du côté de Remscheid ou de Waldbröl. Le sport reste sérieux : le niveau serait au-dessus du simple entraînement, avec des joueurs parfois engagés en ligue régionale. Le responsable sportif va même jusqu’à conseiller de venir en spectateur — l’observation des matchs peut déjà valoir le déplacement.

Et comme souvent dans les tournois qui fonctionnent, il y a aussi “ce qui se passe autour”. Samedi soir, certains participants rejoignent la Players-Night : le nouvel établissement gastronomique, installé depuis mai, sert un buffet. Pour la musique, c’est le groupe « Oh! Rooster » qui prend le relais, avec des membres qui ne cachent pas leur passion pour le tennis.

Côté calendrier, les joueurs les plus performants le samedi — ceux qui atteignent quarts et demi-finales — devront pourtant garder un peu de marge. Dimanche, place aux grandes finales. Le programme complet s’annonce bien rempli, mais cette année, la météo joue plutôt en faveur des organisateurs : pas de soleil agressif, des températures agréables, et pas de pluie. Une combinaison qui, vue du banc de touche comme du court, aide vraiment à tenir la journée. Jusqu’à la remise des récompenses dimanche après-midi, l’ambiance autour des terrains du Vogelsang devrait donc rester solide.

Points à retenir

  • La catégorie 120plus transforme l’addition des âges en critère de compétition : on joue, sans se prendre pour un sujet d’étude.
  • Le tournoi mise sur la participation “large” : simple, mixte et options pour divers profils, histoire que tout le monde trouve sa place.
  • Le double mixte reste la pièce maîtresse, avec un mélange de niveaux qui demande du jeu… et de la coordination plus que du “tout pour le point”.
  • Le club cherche à attirer de nouveaux joueurs : les équipes plus jeunes apparaissent dans les inscriptions, ce qui n’est pas si fréquent dans les catégories “sport du quotidien”.
  • Pour celles et ceux qui aiment l’ambiance globale : Players-Night, buffet et musique — parce qu’un week-end de tennis, ce n’est pas que de la balle qui vole.

Au fond, ce tournoi me rappelle une chose simple : quand la compétition s’assortit d’un cadre accueillant, le tennis devient moins un “test de niveau” qu’un rendez-vous de communauté. Et en tant que journaliste, je trouve ça important de le souligner : des formats comme le 120plus montrent qu’on peut élargir l’accès au sport sans renoncer à l’esprit de sérieux — et surtout, sans laisser croire que l’âge doit forcément décider à la place des joueurs.


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