Portugal bat la Norvège 2-1 en Ligue des Nations sans Cristiano Ronaldo
Une victoire qui porte un triple poids historique: le Portugal s’impose sans son emblème Cristiano Ronaldo, et le seesaw autour de l’avenir du sextuple meilleur buteur se précise. Le 41e anniversaire ne s’est pas invité sur le terrain, mais son absence a largement animé les débats autour de cette rencontre.
Dans un match où l’ensemble du groupe a fêté sur le terrain et dans les tribunes, Ronaldo est resté en retrait, s’isolant dans les sous-sols des vestiaires, sans serrer la main de ses coéquipiers ni du adversaire, ni même sourire à environ 500 fans venus d’Oslo. Le Portugal a gagné sans lui, Conservant sa place en tête du groupe après une deuxième victoire en deux matchs, devant le Danemark et la Norvège.
Le sélectionneur Jorge Jesus avait laissé le 41 ans sur le banc au coup d’envoi et il a attendu une éventuelle entrée en jeu, sans jamais l’utiliser lors du match. « J’avais envisagé de l’intégrer peut-être pour une demi-heure, mais le déroulement du match a dicté une autre approche. Ce n’était pas une question de gestion de la charge physique », a-t-il expliqué après le coup de sifflet final. « Il était toutefois tout à fait apte à jouer plus longtemps si nécessaire. »
Émergence des jeunes et soleil sur les flèches diagonales
Pour Ronaldo, blotti dans une lourde veste d’hiver, ce fut un lourde défaite symbolique: c’est la première fois depuis l’Euro 2008 qu’il participe à un match officiel sans entrer sur le terrain. Déjà en 2008, son équipe avait perdu 0-2 face à la Suisse lors d’un troisième match de poule, mais était qualifiée pour les phases à élimination directe.
Lors du premier match de Nations League contre le Pays de Galles (1-0), Ronaldo était titulaire. Mais le récit de son avenir en sélection ne se joue pas sur un seul match: à l’époque comme aujourd’hui, son statut et sa connexion avec l’équipe restent des sujets de discussion permanente. Au cours de la rencontre, Ronaldo a vu Joao Felix (22 ans) marquer et prendre une part déterminante dans le jeu, tandis que Ronaldo restait en retrait, lui aussi sous les regards.
Felix a une fois de plus démontré pourquoi Jesus compte sur lui. Le jeune attaquant – 26 ans et coéquipier de Ronaldo à Al-Nassr – s’épanouit hors des gros palmarès et des grands feux médiatiques: en 55 matchs, il totalise 30 buts et 22 passes décisives. Sur le terrain national, il a ouvert le score pour le Portugal, avant que Haaland n’égalise à la 51e minute.
À la place de Ronaldo, Goncalo Ramos (à l’époque affilié à l’AC Milan) a pris place en pointe et a inscrit le but vainqueur à la 54e minute. Il a profité d’un mauvais ballon donné par le portier norvégien Nyland dans le jeu d’initiation, que Ramos a intercepté avant d’envoyer une volée rasante en demi‑volée au-delà du gardien du Leipzig. Ramos a ensuite démontré sa capacité à créer des ouvertures et à combiner avec Felix, tout en restant actif et présent dans les phases offensives.
Pour Ronaldo, le bonheur n’était pas au rendez-vous avec ce duo qui mène le tempo. Il semblerait que Jesus ait bien voulu le mettre en jeu, mais le cours du match n’a pas laissé passer cette opportunité: « Je lui avais dit que je le ferais entrer, mais le contexte du match ne s’y prêtait pas », a-t-il expliqué à Canal11. Avec Ramos qui menait la chasse à la stabilité et au résultat, Ronaldo est resté en retrait, conscient qu’une ère de ce type nécessite peut-être une révision du rôle.
En définitive, les Portugais ont géré leur avance, malgré des difficultés, et la rumeur sur l’avenir de Ronaldo s’épaissit. Ramos et Felix apportent plus qu’un simple apport de buts: ils s’imprègnent du jeu, participent davantage et soutiennent l’équipe dans les moments délicats. Le monde du football suivra avec attention la suite du parcours, tandis que Ronaldo peut être tenté par une nouvelle phase dans son immense carrière.
Dans la foulée, Portugal retrouve le Danemark jeudi prochain. Jesus a suggéré que Ronaldo pourrait être de nouveau dans le onze, rappelant que « la nationalité sportive appartient à tous les joueurs qui la portent ». Sa tirade publique sur les coulisses a laissé place à une question: que représente réellement Ronaldo pour l’équipe à l’aube d’un avenir qui s’écrit sans lui comme seul héros?
Source: ntv.de
Points à retenir
- Portugal gagne 2-1 sans Ronaldo; le capten reste à l’écart et ne participe pas à la célébration.
- Joao Felix ouvre le score (22e) et Goncalo Ramos offre le but de la victoire (54e).
- Haaland égalise à la 51e; Ramos profite d’une erreur du gardien Nyland pour mettre le ballon au fond.
- Ronaldo ne joue pas et demeure sur le banc; son attitude a suscité des discussions autour de son rôle.
- Jesus indique qu’il pouvait le faire entrer, mais le déroulement du match n’a pas permis de le faire.
- Ramos et Felix renforcent leur influence et remettent en lumière une nouvelle dynamique pour le Portugal.
- Prochain rendez-vous: Danemark; Ronaldo pourrait refaire partie du onze selon les besoins du jeu.
- Le regard sur l’avenir de Ronaldo en sélection s’éclaircit et se complexifie, avec une question centrale: peut-on réellement mobiliser l’équipe autour d’un seul homme?
Perspective personnelle: ce match illustre une période de renouveau et de redéfinition pour le Portugal. Je constate, en tant que journaliste, que Ramos et Felix apportent une énergie et une vélocité qui s’imbriquent avec le savoir-faire collectif. Ronaldo demeure une légende, mais son rôle semble se repositionner dans une équipe qui cherche à s’appuyer sur des mécanismes plus modernes et partagés. Je continuerai à suivre cette mutation et à analyser comment l’alchimie du collectif peut redéfinir le destin portugais. Ensemble, restons attentifs à ce qui se joue sur et en dehors du terrain. Votre journaliste engagé, LesNews.