sam. Juil 25th, 2026
Hamburg Ladies Open : Bondár s’offre une finale façon thriller au Rothenbaum

Sportmix

Elina Avanesyan lors du demi-final des MSC Hamburg Ladies Open 2026 à Hambourg
Elina Avanesyan a atteint les demi-finales des MSC Hamburg Ladies Open.

Anna Bondár rejoint encore une fois le match décisif à Hambourg. Et après avoir repoussé des balles de match, elle a retourné le scénario sur le court du Rothenbaum.


Cette joueuse semble avoir le Rothenbaum dans les gènes. Anna Bondár, déjà présente pour sa troisième année aux MSC Hamburg Ladies Open, disputera son cinquième finale (!) à Hambourg. Elle n’a encore jamais raté l’épreuve finale… et pourtant, en 2026, c’est l’année la plus “malchanceuse” sur le plan statistique pour la Hongroise. Dans un demi-final marathon face à la qualifiée arménienne Elina Avanesyan, elle a écarté trois balles de match, s’est retrouvée plusieurs fois dos au mur, puis s’est relevée grâce à ce qui ressemble à sa magie sur son court préféré. Après 3h29 de lutte pure, elle a enfin pu lever les bras.

Bondár a fait ses débuts à Hambourg en 2024. Et immédiatement, elle a remporté le titre en simple, ainsi qu’en double. En 2025, elle a dû s’incliner en finale dans les deux tableaux. Cette année, elle a choisi de ne pas jouer le double. “J’ai davantage mis l’accent sur le simple. C’est mon dernier tournoi sur terre battue avant de passer sur dur, alors je me suis dit que ce serait mieux de ne pas jouer le double”, a-t-elle expliqué après son billet pour la finale. Donc, oui : une seule finale à viser. Simple, sur le papier.

En finale, elle affrontera Avanesyan. La joueuse, actuellement classée 208e mondiale, a dû passer par les qualifications pour arriver jusqu’ici. Elle a notamment sorti la 7e tête de série, Yulia Putintseva (Kazakhstan). Puis, elle a enchaîné avec une qualification “sur tapis roulant”, puisque son quart de finale a basculé après le forfait pour blessure de l’Ukrainienne Oleksandra Oliynykova (douleur au muscle abdos).

Avanesyan avait déjà atteint la 38e place mondiale à une période. Mais après un épisode de maladie, le virus de Pfeiffer notamment, elle a fortement chuté : en avril, elle pointait autour de la 388e place.

Bondár a écarté quatre balles de set pour s’adjuger le premier set

Le match a pourtant très mal commencé pour Bondár. Dès le départ, la 23 ans a pris l’avantage : un break immédiat, puis un 5-3 en sa faveur. Quatre balles de set ont dû être repoussées avant de basculer vers le jeu décisif (tie-break). Ensuite, Bondár a pris les commandes et a remporté le premier set 7-6 (7-3).

Le “signal” était clair : elle semblait désormais dominer autant mentalement que sur le plan du jeu. Bondár a signé deux breaks, a mené 3-0, puis 4-2. Tamara Korpatsch, qui devait jouer juste après son propre demi-final devant son public, attendait déjà dans les couloirs, prête à faire sa part du programme.

Avanesyan a pris un temps médical… et le match s’est rallumé

Sauf que le rythme a changé d’un coup. Avanesyan a remporté les échanges importants, a fait courir Bondár sur tout le court, et a enchaîné des arrêts, des lobs et des trajectoires qui semblaient presque impossibles. Quatre jeux disputés plus tard, le score basculait : 6-4 pour Avanesyan. Il fallait un troisième set.

Elina Avanesyan a poursuivi après un temps médical au demi-final
Après un traitement, Avanesyan a repris et a relancé la machine.

Pendant que Bondár profitait de la pause pour aller aux toilettes, Avanesyan a demandé un temps médical : elle s’est fait soigner au niveau du pied. Sur le court, rien ne semblait indiquer une blessure “catastrophique”. Et pourtant, dès la reprise, elle a repris là où elle s’était arrêtée : comme si les jeux précédents n’avaient été qu’un échauffement. Elle a remporté les jeux 5, 6 et 7 d’affilée et a pris une avance de 3-0.

Bondár en finale : un match où chaque point comptait (vraiment)

Bondár a dû sortir sa “boîte à surprises” du Rothenbaum. Au score de 5-4, elle a écarté une balle de match et s’est arrachée vers la prolongation. Avanesyan, elle, n’a rien laissé passer sur son service et a mis le jeu au 6-5 à zéro. Mais Bondár a tenu bon : elle a repoussé deux autres balles de match et a finalement arraché le tie-break décisif.

Ensuite, c’était du Bondár, version Rothenbaum. Une avance de 5-0 n’a pas été abandonnée. Après 3h29, elle s’est imposée, encore une fois. Encore sur ce court, encore en finale. Au final, elle a battu Avanesyan : 7-6 (7-3), 4-6, 7-6 (7-2).

Pour la finale, reste à connaître l’autre protagoniste : la vainqueure viendra du duel entre Tamara Korpatsch (Hambourg) et Mayar Sherif (Égypte).

Points à retenir

  • Bondár a déjà disputé cinq finales à Hambourg en trois saisons : le Rothenbaum, pour elle, ce n’est pas un hasard.
  • Dans ce demi-final, elle a repoussé des balles de match à plusieurs moments clés—les “petites” opportunités qui finissent par faire la différence.
  • Avanesyan a pris un temps médical : sur le court, rien ne semblait inquiétant, mais clairement, cela a suffi à changer le tempo.
  • Bondár a choisi de jouer uniquement le simple : parfois, la meilleure stratégie consiste simplement à réduire le nombre de choses à gérer.
  • La finale promet une confrontation entre une joueuse déjà installée sur le terrain hambourgeois et une adversaire capable de repartir quand tout s’emmêle.

À regarder ce type de match, je me dis qu’on parle souvent de “forme du jour”… mais qu’il y a surtout une histoire de résistance mentale et de timing. Et quand Bondár trouve son rythme, elle impose une logique très particulière : celle qui dit que même à deux points d’un basculement, on peut encore écrire une autre fin. Si la finale à venir ressemble à ce demi-final, je parierais sur un match où personne ne voudra vraiment “se contenter” de jouer : on va devoir réfléchir, respirer et… se battre. Journaliste engagée, je le remarque surtout : la différence, sur ces courts, se joue aussi dans la capacité à ne pas lâcher—même quand le scénario dit le contraire.


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