Le Parc Este a donné le ton dès le début des XXVe Jeux Centre-Américains et des Caraïbes, organisés à Saint-Domingue en 2026. Pour sa journée inaugurale, la délégation du pays hôte a célébré deux succès, au Centre national de tennis, grâce aux victoires de Julianny de la Cruz et Ana Zamburek, désormais qualifiées pour le deuxième tour du tableau en simple féminin.
Le moment marquant du jour, c’est De la Cruz qui l’a écrit. À seulement 15 ans, la joueuse a montré une assurance rare en réalisant une remontée spectaculaire face à la Cubaine María Pérez, pour s’imposer 7-5 et 6-3.
- Le match n’a pas été de tout repos : Julianny a d’abord dû revenir après avoir accusé un retard dans le premier set (elle a été menée 1-3 puis 3-5), avant de réitérer l’opération dans la deuxième manche, après un départ difficile (0-2 contre elle).
Elle a pris le dessus sur la pression
Au terme de la rencontre, la jeune joueuse a expliqué : « Cette victoire compte beaucoup pour moi parce que c’est ma première sur un si grand terrain, à 15 ans. »
Elle a aussi reconnu que le stress l’avait un peu freinée au départ : « Au début, j’étais très nerveuse, puis je me suis libérée. Je me suis dit : je ne peux pas être plus nerveuse qu’elle, même si elle a plus d’expérience que moi… et j’ai pu m’ajuster. »
De l’autre côté du tableau, Ana Zamburek a apporté plus de sérénité avec un jeu solide et une exécution maîtrisée. Sans laisser de place au suspense, elle s’est imposée 6-3 et 6-1 contre Gabrielle Leslie (Barbade), et a validé son billet pour la suite du tournoi.
Après ce lancement réussi devant son public, le programme ne laisse pas vraiment souffler. Les deux représentantes dominicaines retournent sur le court ce samedi, avec un objectif simple et terriblement motivant : gagner leur match pour s’installer dans les quarts de finale du tournoi régional.
Points à retenir
- Une remontée, deux fois : Julianny de la Cruz a inversé la dynamique en changeant de rythme au moment où il fallait, pas “par magie”, plutôt par contrôle.
- La pression existe : elle l’a reconnue, et ça n’a pas empêché le comeback—preuve que le mental n’est pas un accessoire.
- Zamburek a déroulé : un score net, sans excès d’énervement, comme si la logique sportive avait repris le dessus.
- Samedi, même intensité : on passe rapidement des débuts aux quarts, histoire de rappeler que le tournoi n’attend personne.
À chaud, je me dis que ce genre de journée inaugurale raconte déjà quelque chose : quand une joueuse de 15 ans sait revenir après avoir décroché, c’est rarement un “coup de chance”. Alors oui, je vais suivre la suite avec attention—parce que dans ces Jeux, on ne joue pas seulement pour gagner : on joue aussi pour donner une direction, et tant qu’on peut exiger du courage sur le court, je trouve ça profondément… nécessaire.