Kalle Sauerland, présent à Belfast pour promouvoir le combat de poids plumes entre Conlan et Kevin Walsh le 20 mars au SSE Arena, était le promoteur d’Eubank pour le match annulé de 2022. Il reconnait avoir commis des « erreurs » en tentant de faire avancer le combat, avant que la British Boxing Board of Control n’intervienne finalement.
Surpris de voir Benn changer de cap, malgré l’unité apparente qu’il avait observée chez le boxeur et Hearn, Sauerland reste néanmoins un promoteur averti. « Ce que j’ai constaté en 2022, c’était une équipe (celle de Benn) qui restait vraiment soudée », a-t-il déclaré.
Il ajoute avec une nuance amusante : « Je ne vais pas m’enflammer pour cette histoire de loyauté. En grandissant, nous avions souvent des déjeuners dominicaux avec des invités, dont Mickey Duff, un grand promoteur des années 70 et 80, qui disait toujours : ‘Si tu veux de la loyauté, achète un chien’. »
Concernant Benn, autant on peut se questionner sur la loyauté en raison d’une offre plus intéressante, autant il faut comprendre que ce boxeur n’a qu’une seule carrière, ce qui permet d’expliquer son choix.
Il admet aussi que la situation ne sera pas facile pour Eddie Hearn, même s’il ne croit pas totalement à l’historique des avances d’argent faites à Benn. « J’achète plus l’aspect émotionnel, car j’ai été dans cette situation, » explique-t-il.
Avec son nouveau nom, Zuffa Boxing, issue de TKO Boxing en 2025, dirigée par le patron de l’UFC, Dana White, et soutenue par Turki Alalshikh, président de l’Autorité Générale du Divertissement d’Arabie Saoudite, la société veut établir ses propres champions tout en contournant les organismes de sanction classiques.
Le recrutement de Benn fait suite à celui du champion du monde des poids cruiser, Jai Opetaia, et malgré les critiques, Sauerland garde son calme. « Zuffa n’a pas encore défini ce qu’ils sont, donc je ne peux juger qu’à l’observation, » dit-il.
Concernant la possibilité d’une ligue de boxe aux États-Unis, il admet qu’une telle initiative pourrait être bénéfique pour le sport. « La concurrence en boxe est toujours une bonne chose, car elle attire plus d’attention, d’argent et de diffuseurs, » conclut-il.
Points à retenir
- Sauerland réfléchit à la loyauté dans la boxe tout en citant un célèbre promoteur.
- Le changement de cap de Benn soulève des questions sur la nature des engagements en boxe.
- Zuffa Boxing, avec son approche novatrice, entend redéfinir le paysage du pugilat.
- La concurrence en boxe est souvent présentée comme une chance pour le développement du sport.
En réfléchissant à ces enjeux, je me demande où va réellement la boxe. Peut-être qu’à l’ère du changement rapide, il faudra accepter que loyauté et opportunisme cohabitent parfois. Un sujet qui mérite débat, n’est-ce pas ? En fin de compte, chaque décision, qu’elle soit motivée par des sentiments ou des opportunités financières, contribue à l’évolution d’un sport que nous aimons passionnément.