DILETTANTI
| 29/04/2026 | 20:27
Il semblerait qu’un certain humour ne parvienne pas à cacher la gravité de la situation : “E io pago”, comme dirait le célèbre Totò. Pourtant, ce n’est pas vraiment le moment de rire, mais plutôt de sortir son portefeuille.
La participation au Giro d’Italia Next Gen, réservé aux jeunes coureurs, devient un luxe. Pour s’inscrire, chaque équipe doit débourser environ 10 000 euros, en plus de couvrir ses frais d’hébergement et de restauration. Le Giro Next Gen under 23, organisé par RCS Sport & Events, aura lieu du 14 au 21 juin, et change son fusil d’épaule en suivant l’exemple du Tour de l’Avenir, qui proposait encore l’an dernier l’inscription gratuite pour les 15 meilleures équipes. Désormais, même ce dernier imite désormais avec une contribution de 10 620 € par équipe. La course italienne, elle, a opté pour un tarif de 10 260 € par formation. Les équipes sponsorisées, bien sûr, pourront se le permettre, mais pour les petites formations Continental, c’est une véritable épine dans le pied.
L’idée que l’on “doit payer pour courir” n’est plus qu’une expression, mais une réalité. Avec cette nouvelle directive, les équipes doivent jongler entre l’augmentation du coût de la vie et celui des participations. Il est clair que tout le monde, organisateurs inclus, traverse une période compliquée, mais il est vrai que le cyclisme demeure soutenu, à bout de bras, par des structures qui souffrent elles-mêmes d’une malaise chronique. Si les formations décident de ne pas participer, les organisateurs obtiendront probablement ce qu’ils désirent : seules les équipes du World Tour seront au départ, laissant de côté nos petites formations avec leurs budgets bien plus serrés. Autrefois, on vantait le sport pour tous ; aujourd’hui, c’est devenu un “sport à payer”.
Points à retenir
- Le coût d’inscription au Giro d’Italia Next Gen pèse lourd sur les budgets des petites équipes.
- Un précédent avec le Tour de l’Avenir, qui a également introduit des frais d’inscription.
- Des questions se posent sur l’accessibilité du sport en général face à ces nouvelles exigences financières.
- Le débat sur l’avenir du cyclisme amateur est plus que jamais d’actualité.
En y pensant, je me demande si cette tendance à faire payer pour tout ne va pas à l’encontre du véritable esprit sportif. N’est-il pas temps d’interroger notre approche du cyclisme, afin de s’assurer qu’il reste un sport accessible à tous, et pas seulement à ceux qui ont les moyens de se l’offrir ? Je crois qu’un dialogue est nécessaire pour favoriser une vision plus inclusive, où chacun, peu importe son budget, puisse avoir sa place sur la route.