lun. Août 24th, 2026
Le parcours est fait pour lui !

Après avoir chuté violemment lors de la Tour de France, Jonas Vingegaard a été contraint d’abandonner la course, laissant Tadej Pogacar creuser l’écart dans le classement. Et pour le Danois, c’est aussi une évidence : il sait précisément d’où vient le problème.

Dans la nouvelle documentation interne de Visma | Lease a Bike, l’équipe du coureur danois, les explications sont assez claires. La façon dont le parcours a été dessiné aurait, selon le document, joué un rôle majeur dans le retard pris face au grand adversaire.

« Cette étape est faite pour lui. Aujourd’hui, on n’a pas pu faire grand-chose : il est simplement trop explosif », a notamment déclaré Vingegaard après la 14e étape, comme le rapporte cette documentation.

Le document souligne que les pertes de temps ne seraient pas venues seulement des grandes ascensions. Elles se seraient souvent creusées dans les descentes qui suivaient, sur les portions vallonnées et plates, ou encore lors de courts contres-alternances en montée. En bref : d’après le capitaine Visma, les nombreux kilomètres relativement faciles après les passages les plus durs auraient empêché Vingegaard d’exploiter au mieux ses qualités en grimpe.

« Même si j’essaie de rendre la course moins “explosive”, il y a toujours des descentes ou des passages plats ensuite. Je ne peux rien y changer », a regretté le Danois.

Critiques en réponse aux déclarations de Vingegaard

Ces propos rappellent ceux tenus par Vingegaard peu de temps après la Tour. À cette époque, le coureur avait toutefois pointé du doigt aussi certains choix côté équipe. L’accent aurait été mis sur des ascensions plus longues pour le Giro d’Italia, plutôt que sur l’explosivité.

Il a reconnu qu’il aurait fallu, dès le départ, mieux analyser le profil de course — un détail qui, dans ce sport, finit souvent par coûter cher.

Entre les deux grands tours, il n’y avait que cinq semaines : insuffisant, d’après lui, pour ajuster sa forme correctement. Et la météo — au sens large — n’avait pas aidé non plus, avec le vent de critiques venant notamment du Néerlandais Michael Rasmussen, ancien pro et compatriote.

« Ça ressemble à une excuse », a-t-il lâché sur Viaplay. Et Rasmussen d’ajouter l’argument qui fâche : « Ils avaient tout un mois pour le rendre à nouveau plus explosif. »

Il pousse même la comparaison plus loin : « Visma aurait pu envoyer Jonas sur la Lune : le résultat aurait été le même, une défaite face à Pogacar », résume Rasmussen, en décrivant la marge de manœuvre comme quasi inexistante.

Points à retenir

  • La principale explication évoquée côté équipe : certaines portions du parcours auraient favorisé les coureurs capables d’enchaîner des changements de rythme, au lieu de “laisser respirer” la grimpe.
  • Les pertes de temps ne seraient pas seulement liées aux montées, mais aussi aux descentes, au plat et aux relances courtes après les ascensions.
  • Vingegaard avance l’idée que, même avec une stratégie pour calmer la course, le déroulé du parcours impose des moments “explosifs”. Pratique, quand on veut garder le rythme au calme… sauf que justement, ce n’est pas le plan.
  • Rasmussen, lui, renvoie la balle : selon lui, le problème ne vient pas tant du profil que du temps de préparation — et donc du réglage pour retrouver ce niveau d’explosivité.
  • Au fond, l’éternel débat revient : est-ce la forme du coureur, la stratégie, ou le parcours qui décide le plus ? Dans les grands tours, les trois ont souvent une opinion.

De mon point de vue, ce qui est intéressant ici, ce n’est pas seulement qui a raison entre le parcours et la préparation : c’est à quel point l’écart entre deux coureurs peut se transformer en “discussion de méthode”. Et comme journaliste, je trouve qu’il faut garder une exigence simple : quand on parle d’excuses, il faut aussi parler de solutions — parce que sur route, les bonnes intentions ne changent pas la réalité du chrono. Pour moi, le vrai sujet, c’est de comprendre comment Vingegaard et son équipe vont ajuster la suite, sans se contenter de raconter ce que le parcours “devait” faire.


Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *