Aperçu de l’événement européen majeur

Nele Laing (Canyon x DT Swiss ATR) prête à briller à “The Traka“. | Photo : @diegodelfavero
29.04.2026 | (rsn) – Le monde du gravel se prépare pour son plus grand événement en Europe. Du 29 avril au 3 mai, Girona, une ville catalane réputée, accueillera la huitième édition de “The Traka”. Des cyclistes professionnels, incluant des concurrents germanophones, s’affronteront sur deux distances : 200 kilomètres (“The Traka 200”) et 325 kilomètres (“The Traka 360°”).
Les Allemands Paul Voß (AUTSAID x Rose Bikes) et Carolin Schiff (Canyon x DT Swiss ATR), déjà vainqueurs par le passé, ne figurent pas cette fois parmi les grands favoris.
Les prétendants les plus redoutables sont Mads Würtz Schmidt (Specialized Off-Road Team) et Romain Bardet (Factor Racing), qui ont déjà remporté plusieurs courses cette saison. N’oublions pas le champion en titre, Tobias Kongstad (PAS Racing), qui tentera de défendre son titre.
Femmes : Karolina Migon en tête dans la course longue
La compétition féminine sera dominée par Karolina Migon (PAS Racing), gagnante de l’édition précédente, ainsi que Rosa Klöser (Canyon – SRAM – Zondacrypto) et Morgan Aguirre (PAS Racing).
Pour le parcours des 200 kilomètres, la surdouée Sofia Gomez Villafane (Specialized Off-Road Team) est la favorite, suivie de Nele Laing, Larissa Hartog (Canyon x DT Swiss ATR), Sophie Wright (Ribble Outliers) et la Suissesse Elena Hartmann, qui pourraient causer des surprises.
Du côté masculin sur la distance courte, on s’attend à voir Bradyn Lange (Canyon x DT Swiss ATR), le vainqueur du Sea Otter, ainsi que Magnus Bak Klaris (PAS Racing) et Daan Soete (Ridley Racing).
Les athlètes germanophones ont partagé leurs impressions et leurs ambitions pour “The Traka” :
Carolin Schiff (Canyon x DT Swiss ATR) : “J’ai eu d’excellents résultats ici auparavant et j’aimerais continuer. Cette année, la tâche semble plus difficile, mais je vise toujours un top 10. Trois montées consécutives au début détermineront probablement le cours de la course.”
Paul Voß (AUTSAID x Rose Bikes) : “Il ne faut pas s’enflammer. Bien que j’ai gagné la version 200 km, le niveau sur la longue distance est très élevé. Je vais simplement essayer de donner le meilleur de moi-même.”
Luis Neff (Rose Racing Circle) : “Je suis passé de la version 200 km à la 360 km car cette dernière devient de plus en plus la course phare. Mads Würtz Schmidt est un gros morceau, mais je ne vais pas le sous-estimer.”
Romy Kasper (PAS Racing) : “C’est mon premier essai. Les premiers kilomètres seront durs, mais j’espère rattraper le temps perdu par la suite.”
Nele Laing (Canyon x DT Swiss ATR) : “C’est une première pour moi sur une telle distance. Je n’ai jamais roulé aussi longtemps, mais je suis confiante.”
Les parcours de “The Traka” 2026 :
Le parcours de 200 kilomètres comporte 2650 mètres de dénivelé, tandis que le tracé de 325 kilomètres exige de surmonter 4125 mètres. Malgré les différences de distances, les deux parcours partagent 80 % de terrain gravel et 20 % d’asphalte, ce qui promet un défi de taille.
Dès le départ, les premiers 40 kilomètres seront ardus et pourraient déjà opérer des sélections précoces. Le parcours des 360 km fera une boucle au nord de Girona, tandis que celui des 200 km suivra en grande partie le même itinéraire au sud-ouest de la ville.
Points à retenir
- “The Traka” met l’accent sur les performances des coureurs à travers l’Europe.
- La rude concurrence sur le parcours féminin annonce une belle bataille pour le podium.
- Les paysages catalans, mêlant gravier et ascensions, appellent une préparation minutieuse.
- Les coureurs doivent gérer leurs efforts dès le départ pour éviter les déconvenues.
En y réfléchissant, il est intéressant de se demander si cette montée en puissance du gravel ne transforme pas peu à peu le paysage des compétitions cyclistes. Avec une telle diversité de profils et d’ambiances, “The Traka” semble bien plus qu’une simple course. C’est l’opportunité pour les cyclistes d’explorer leurs limites, mais aussi de vivre une expérience collective unique. Personnellement, je suis intrigué de voir comment cette dynamique évolue et quelles surprises nous réserve l’avenir du gravel !