lun. Juil 27th, 2026
Tour d’Espagne 2026 à Cordoue : date, parcours, départ et arrivée de l’étape

Après plus d’un an hors du calendrier, Cordoue remettra ses habits de fête pour accueillir la Vuelta cycliste à España. La quinzième étape de l’édition 2026 traversera entièrement la province, le dimanche 6 septembre : départ inédit depuis Palma del Río, puis arrivée sur l’avenue emblématique Vallellano.

Les principaux éléments de la journée ont été présentés lors d’une conférence menée par le maire, José María Bellido, aux côtés du directeur général d’Unipublic et de la Vuelta à España, Javier Guillén, et de l’ancien coureur cordouan Antonio Cabello. Étaient également présents des représentants des partenaires de l’épreuve.

Cordoue, une étape qui “colle” au vélo

Dans son discours, José María Bellido a souligné le lien déjà bien installé entre la ville et l’une des compétitions les plus suivies du calendrier international. Selon lui, c’est une mécanique qui fonctionne : « Il existe un binôme qui marche très bien entre Cordoue et la Vuelta cycliste à España. C’est l’un des investissements les plus intéressants qu’une ville puisse faire, car cela offre un véritable grand espace de visibilité devant des millions de personnes dans le monde entier. » Le maire a aussi mis en avant les retombées attendues pour les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration.

Le raisonnement tient également à la culture locale du cyclisme et à l’attrait de la Sierra, qui donne envie de pédaler plutôt que de regarder le paysage de loin. « Cordoue a beaucoup de gens actifs dans le monde du vélo et une Sierra qui invite à la parcourir à bicyclette. Alors quand arrive la Vuelta, la ville l’accueille comme il faut. »

Une étape décidément pas faite pour faire de la figuration

Sur le plan du parcours, l’organisation annonce un profil de moyenne montagne. Sauf que, comme souvent, la fiche technique n’a pas vraiment le même langage que les jambes des coureurs : la journée promet d’être plus dure qu’elle ne le suggère. Au programme : trois cols de troisième catégorie et au total plus de 3 000 mètres de dénivelé cumulé avant d’atteindre la capitale.

La nouveauté se situe dans la partie finale, avec le passage par le col d’Artafi, avant une descente vers Cordoue. À partir de là, le peloton s’engagera dans le centre-ville via plusieurs artères principales, pour terminer au même endroit qui revient souvent au calendrier : Vallellano.

Javier Guillén, directeur général d’Unipublic, a insisté sur un point : ce ne sera pas une arrivée “facile” pensée pour un sprint de masse. « C’est une étape difficile, avec plus de 3 000 mètres de dénivelé et une succession de passages qui cassent le rythme. Je ne pense pas que la décision se fera entre les sprinteurs, mais plutôt chez les coureurs du classement général, ou alors sur une échappée de qualité. »

La période dans le calendrier compte aussi. « Elle se déroule le troisième week-end de la Vuelta et, à ce moment-là, il se passe toujours quelque chose. On aime donc préparer des étapes dures et exigeantes comme celle-ci », a ajouté le dirigeant, convaincu que le tracé cordouan peut provoquer des écarts parmi les favoris.

Guillén a enfin rappelé que l’enjeu dépasse le seul aspect sportif : pour la Vuelta, cette étape est aussi une vitrine. « C’est une plateforme de communication qui veut montrer, en plus du spectacle, les richesses monumentales et paysagères de l’Espagne. Cordoue est l’un des meilleurs écrins qu’une retransmission télé puisse trouver. »

Qui sera au départ ? Les équipes rêvent déjà (et on attend Pogacar)

La liste des coureurs potentiels renforce nettement l’intérêt. L’organisation a déjà annoncé la présence de Primož Roglič, quatre fois vainqueur de la Vuelta. D’autres noms sont aussi évoqués : João Almeida et Wout van Aert. Côté Movistar Team, le bloc attendu inclut Enric Mas, Nairo Quintana et Iván Romeo.

Mais l’incertitude reste autour de Tadej Pogačar. Sa participation n’est pas encore confirmée. Sur ce point, Javier Guillén s’est montré prudent… mais optimiste : « Il n’a pas dit oui, mais il n’a pas dit non non plus. Tout laisse penser qu’il prendra une décision dans les prochaines semaines, et nous restons optimistes. » Il a toutefois précisé que l’arrivée des coureurs ne dépend pas d’une “prime” : elle suit surtout la stratégie sportive de chaque équipe.

De son côté, le maire a rappelé la responsabilité que représente l’accueil d’une étape à ce niveau, et l’attention médiatique qui s’accompagne. « On prend cet événement avec une grande responsabilité et avec l’attente qu’il suscite, compte tenu de son intérêt médiatique. Les étapes à Cordoue ont toujours été un succès pour le public et ont transmis l’émotion du cyclisme, dans la ville et au-delà », a conclu José María Bellido.

Points à retenir

  • 6 septembre : l’étape de Cordoue est annoncée sur une journée complète, entre Palma del Río et l’arrivée à Vallellano.
  • Le parcours prévoit plus de 3 000 m de dénivelé et trois cols, avec une intensité qui devrait se ressentir bien avant la ligne.
  • Le final passe par Artafi avant que la course ne plonge vers le centre-ville, pour un spectacle attendu… et potentiellement chaotique pour les coureurs qui n’aiment pas les changements de rythme.
  • Favoris et équipes de pointe sont dans les discussions : Roglič, Almeida, van Aert… et surtout la question qui reste dans toutes les têtes : Pogačar sera-t-il là ?

Au fond, ce qui m’intéresse le plus, c’est la combinaison : un tracé qui peut secouer les favoris, une arrivée en ville qui transforme la course en événement local, et une Vuelta qui sait jouer la carte “carte postale” sans oublier de pousser les coureurs dans leurs retranchements. En tant que journaliste, je trouve ça plutôt sain : le cyclisme n’a pas besoin d’être uniquement un salon médiatique, il peut aussi rester un sport exigeant, et je suis partant pour que Cordoue rappelle au monde que l’effort a toujours son propre langage.


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