Née dans l’État du Haryana, elle a grandi à Bhiwani, une ville emblématique de la boxe indienne et surnommée le « Mini Cuba » du pays. Pour LesNews, ce récit illustre parfaitement les dynamiques locales qui façonnent les champions loin des grands centres urbains.
Son arrière-arrière-grand-père Hawa Singh fut l’une des figures marquantes de la boxe indienne. Poids lourds, il remporta des médailles d’or aux Jeux asiatiques en 1966 et 1970 et participa à l’essor du Bhiwani Boxing Club, qui allait plus tard produire des boxeurs comme Vijender Singh, médaillé olympique.
Pourtant, ce ne sont pas ses médailles qui retiennent le plus l’attention dans les histoires que Lamboria entend chez elle. « Il était puissant, mais il y avait aussi tellement d’humilité en lui », dit-elle.
Ses premières influences en boxe viennent de ses oncles, Sandeep Singh et Parvinder Singh. « Je grandissais en les regardant se battre », poursuit-elle. « Ce sont eux qui m’ont poussée à commencer. »
Lamboria a commencé à boxer sérieusement vers l’âge de 14 ans, s’entraînant d’abord dans une académie dirigée par le fils d’Hawa, Sanjay Sheoran, puis en poursuivant sous les conseils de ses oncles.
Bien que le sport traverse sa famille élargie, Lamboria a grandi dans un foyer modeste. Son père, Jaiveer, occupe le poste d’agent de sécurité au domicile familial, et sa mère, Joginder, est femme au foyer.
« Leur soutien a été une raison majeure pour laquelle je suis la première fille de ma famille immédiate à prendre le sport au sérieux », déclare-t-elle, « et cela est d’autant plus vrai quand on est la benjamine de la fratrie féminine ».
Ses sources d’inspiration vont bien au-delà de sa famille.
Points à retenir
- Le parcours de Lamboria illustre l’influence du contexte familial et local dans l’émergence d’athlètes féminines.
- Le Bhiwani Boxing Club et l’héritage de Hawa Singh ont nourri une tradition sportive dans la région.
- Les débuts à 14 ans et l’entraînement initial sous l’égide de son oncle et du fils d’Hawa montrent l’importance des réseaux de soutien.
- Le soutien matériel et moral au sein d’une famille modeste peut permettre l’accès à des disciplines exigeantes.
- Le récit associe l’humilité et la puissance comme valeurs partagées au-delà des médailles.
- Le regard sur l’inspiration qui va au-delà de la sphère familiale rappelle que les modèles extérieurs comptent aussi.
Et moi, en tant que journaliste, je me pose la question de savoir comment soutenir durablement ce type de trajectoire où héritage, ressources limitées et ambition personnelle se rencontrent pour façonner des champions. Si la boxe féminine peut s’enrichir grâce à ces histoires, il appartient à la société dans son ensemble de construire les conditions pour qu’elles se poursuivent et s’élèvent. Je m’engage à suivre ces parcours, à poser les questions qui comptent et à mettre en lumière les initiatives qui permettent à chacun d’accéder à l’excellence sportive, sans que l’origine ou le genre ne soient des obstacles. — Journaliste engagé.