mar. Juil 21st, 2026
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Cette imprévisibilité influence également l’état d’esprit des leaders, car la chance joue un rôle beaucoup plus important à Sanremo qu’ailleurs. “On ressent très peu de nervosité chez Mathieu. À Sanremo, il n’est pas nécessaire d’être le meilleur coureur pour gagner. En Lombardie, c’est différent, là, le meilleur l’emporte toujours. Je pense que cela rend Mathieu détendu. Il sait mieux que quiconque qu’il faut aussi un peu de chance.”

Alpecin a débuté l’édition 2025 avec une double direction (Van der Poel et Philipsen). Malheureusement, le sprinter a subi un incident malheureux qui lui a coûté la possibilité de se battre pour la victoire. “Avec Mathieu, Jasper Philipsen était également un leader, mais il a crevé en finale. Cela a coûté beaucoup d’énergie pour revenir car le rythme était extrêmement élevé. Il était clair que la course serait pour Mathieu.”

Préserver Van der Poel avant les ascensions décisives

Riesebeek a été l’un des derniers coéquipiers de Van der Poel pendant la course, non seulement pour combler les écarts, mais surtout pour le maintenir à la bonne position. “Mathieu ne dit pas grand-chose, mais s’il veut avancer, il le fait savoir. D’habitude, il prend ses décisions pendant la course.”

Cependant, même un super star peut parfois avoir besoin d’un petit coup de pouce. “Il est toujours très calme, donc parfois je lui dis que je pense qu’il est temps de remonter. Lors du Tour des Flandres, nous avons manqué le premier groupe. Il faut toujours éviter cela, c’est mon rôle. Mathieu se concentre principalement sur la finale.”

Avant le Cipressa, ce plan était très clair, avec Riesebeek s’assurant que Van der Poel reste en sécurité et à l’avant du peloton. “Il est très habile, mais en finale, il a choisi de rester dans ma roue. Il aurait pu se placer un peu plus en arrière, mais il veut être complètement devant pour réduire les risques autant que possible. Dans ces villages, on trouve des nids-de-poule profonds, et il ne veut pas se faire piéger dans le chaos.” À Sanremo, éviter des dégâts fait partie du jeu.

La crise du Turchino qu’on peine à voir à la télévision

Puis est venu le moment qui apparaît rarement à l’écran, mais qui peut briser la course d’une équipe. “Sur le Turchino, je devais garder Mathieu devant, ce qui a bien fonctionné. Nous avons atteint la côte, et tout à coup, il a fait chaud. Il a fallu retirer les vestes de pluie et les vêtements supplémentaires, donc nous avons fait une pause rapide. Pogacar s’est aussi arrêté.”

Et ensuite, le chaos habituel de Sanremo s’est installé. “Mais le peloton a soudainement accéléré et nous avons dû rouler longtemps pour revenir. J’étais là, seul avec Mathieu, et personne ne nous a aidés. C’était un moment difficile. C’était dommage que d’autres équipes essaient d’en profiter. Cela a peut-être encore plus motivé Mathieu.”

Riesebeek a également observé le duel en fin de course entre Tadej Pogacar et Van der Poel. Pourquoi le Slovène continuait-il à travailler avec un sprinteur plus rapide ? À ses yeux, la réponse était évidente. “Ils ont tous les deux déjà un palmarès impressionnant. Ils se retrouvent souvent dans des situations où leurs coéquipiers n’avancent pas parce qu’ils sont les favoris. Donc, ils ne se font pas de cadeaux. Ils sont trop fiers pour céder à des jeux tactiques.”

Il a aussi ajouté un avertissement pour l’avenir, porteur d’espoir pour Tadej. “Et Pogacar n’est pas lent, tu sais. Il a déjà battu Mathieu lors d’un sprint cette année au Dauphiné. Dans les années à venir, il va essayer de distancer Mathieu dans les montées. C’est sa plus grande chance.”

Points à retenir

  • La chance joue un rôle déterminant à Sanremo, contrairement à d’autres courses.
  • Mathieu Van der Poel fait preuve d’une grande sérénité et prend ses décisions pendant les courses.
  • Il est crucial de protéger les leaders dans les moments clés pour éviter le chaos.
  • Le Turchino a été un moment décisif qui a testé la résilience de l’équipe.
  • Les stratégies tactiques entre grands coureurs peuvent mener à des duels épiques.

En réfléchissant à cette course, on ne peut s’empêcher de se demander : la chance est-elle vraiment un facteur déterminant, ou est-ce que la préparation et le talent doivent primer ? De petits incidents peuvent bouleverser des carrières, mais peut-être que la prochaine fois, cela sera à notre tour de voir un exploit héroïque. Je reste engagé à suivre ces récits captivants du monde du cyclisme.


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