Le tennis espagnol n’a pas vraiment brillé à l’US Open. Les vainqueurs
Carlos Alcaraz et Marcel Granollers (avec l’Argentin
Horacio Zeballos) ont tous deux quitté la compétition en quarts de finale,
chacun en proie à des soucis physiques. Le Murcien, pourtant en bonne voie, devait composer
avec l’ombre d’une blessure au poignet : il a été écarté près de cinq mois. De son côté,
le Catalan a souffert d’une entorse à la cheville.
Malgré tout, certaines têtes d’affiche restent en lice dans les différentes catégories du Grand
Slam 2026. On retrouve notamment le Galicien Martín de la Puente, engagé
en simple et en double en fauteuil, et le Barcelonais Valentín González-Galiño,
toujours présent en double masculin junior. Les deux joueurs disputent leur rendez-vous
important ce vendredi après-midi.
Pour De la Puente, tout s’est d’abord bien passé en double : il a déjà
décroché sa qualification pour la finale. Il forme à nouveau un duo avec le Néerlandais
Ruben Spaargaren, ancien champion de Wimbledon. Le titre se jouera face aux
Britanniques Alfie Hewett et Gordon Reid, vainqueurs
4-6, 6-3 et 10-7 du tandem composé de l’Argentin Gustavo Fernández
et du Japonais Tokito Oda.

En fauteuil, De la Puente a aussi avancé en simple : il a dominé son adversaire
direct en deux sets, Ruben Spaargaren, sur le score de 6-4 et 6-1.
Sa prochaine étape : un défi de taille contre le numéro 1, le prodige japonais
Tokito Oda, qui n’a que 20 ans mais s’impose déjà comme un habitué des sommets.
Il totalise dix titres de Grand Slam, dont les cinq derniers. Et il arrive à
Flushing Meadows avec le statut de tenant du titre.
Chez les moins de 18 ans en double, González-Galiño s’est aussi
montré solide : il s’est qualifié pour les demi-finales aux côtés du Français Aaron Gabet.
Leur parcours les a menés à une victoire contre le duo américain Malacek-Stolarczyk
en 6-2, 3-6 et 10-7. Ils affronteront ensuite les Britanniques Mark Ceban
et Rhys Lawlor.
Points à retenir
- Alcaraz et Granollers s’arrêtent en quarts, avec des pépins physiques au moment où il ne faut pas.
- Dans les catégories en fauteuil, Martín de la Puente est déjà assuré d’une finale en double.
- En simple, le match face à Tokito Oda s’annonce comme un vrai test de résistance — parce que les chiffres, eux, ne rassurent pas.
- Chez les juniors, Valentín González-Galiño est encore dans la course en double et a validé son ticket pour les demi-finales.
Au final, ce qui me frappe, c’est le décalage : une partie du tableau “principal” espagnol décroche,
pendant que d’autres représentants tiennent la barre dans des catégories où la marge d’erreur est minimale.
En tant que journaliste, je trouve ça important de suivre ces parcours-là, parce qu’ils racontent un tennis
qui s’adapte et qui avance — sans attendre que tout le monde applaudisse au même moment. Et si on veut
vraiment parler d’US Open, autant regarder là où ça se gagne, sur le court, et parfois aussi sur la douleur qui traîne.