Solheim Cup: Ouverture électrique sur les fairways néerlandais entre Korda et Hull
Le 20e Solheim Cup démarre sous les projecteurs, avec Nelly Korda et Charley Hull qui s’affronteront lors des foursomes de vendredi matin. Le duo réunissant la numéro 1 mondiale et la vedette européenne promet une entrée en musique, alors que les États‑Unis visent à conserver le trophée remporté en Virginie il y a deux ans. Korda avait pris le dessus sur Hull lors de l’US Women’s Open en juin.
Hull sera associée à Lottie Woad, débutante en Solheim Cup, pour affronter la redoutable paire américaine formée par Korda et Allisen Corpuz dès le coup d’envoi du tournoi.
Pour le deuxième match, Nanna Koerstz Madsen et Céline Boutier représenteront l’Europe et défieront Alison Lee et Lauren Coughlin.
Esther Henseleit et Leona Maguire ont été désignées par l’hôte pour le match suivant, opposées à Andrea Lee et Lindy Duncan. Le quatrième foursome verra la paire suédoise Maja Stark et Linn Grant affronter Rose Zhang et Jennifer Kupcho.

« Elle est en plein élan, elle est tellement excitée », a déclaré la capitaine européenne Anna Nordqvist au sujet d’Hull. « Elle et Lottie ont pas mal joué sur le circuit cette année, elles étaient donc ravies d’être associées l’une à l’autre. »
Angela Stanford, la capitaine américaine, a ajouté que Korda et Corpuz avaient « mérité le droit » de mener l’équipe. « J’ai l’impression que si je ne les faisais pas sortir, on me poserait des questions », a-t-elle poursuivi. « On savait très bien qu’elles arrivaient ».
Dans un moment pour le moins particulier, alors que les capitaines achevaient leurs obligations médiatiques pré-tournoi, Nordqvist a affirmé que chaque joueuse des deux équipes devait jouer le premier jour selon un accord. Stanford a semblé perplexe. La règle réelle, clarifiée ensuite, précise que les joueuses doivent apparaître à au moins une session avant dimanche. Nordqvist espère que sa méprise ne préfigure rien de la suite.
Les États-Unis n’ont gagné qu’une seule fois sur le sol européen depuis 2007, lorsqu’ils triomphaient en 2015. Onze ans après l’épisode « Gimme-gate », le retour d’Alison Lee dans une équipe américaine en Europe invite à réfléchir sur le chaos qui avait agité l’Allemagne. « Ce fut une semaine bouleversante pour moi », se souvient Lee.
Ce week-end, Lee sera la seule survivante encore active du contingent américain de 2015. À l’époque, âgée de 20 ans, elle avait saisi sa balle avant la supposée concession de l’Europe. Suzann Pettersen avait saisi le moment, offrant le point à l’Europe dans un contexte de larmes et de réactions virulentes. Les États‑Unis avaient finalement eu le dernier mot, remportant la Solheim Cup par un point, pendant que Pettersen pleurait dans sa chambre d’hôtel.
Les États-Unis porteront vendredi des badges‑pins commémoratifs pour marquer le 25e anniversaire des attentats du 11 septembre.
Points à retenir
- Ouverture des foursomes avec Korda contre Hull, duel entre la numéro 1 mondiale et la vedette européenne, dans un contexte de défense du titre.
- Hull s’associe à Lottie Woad pour défier Korda et Corpuz dès le premier tour.
- Europe alignera Madsen/Boutier et Henseleit/Maguire, suivis par Stark/Grant dans le dernier match face à Zhang/Kupcho.
- Les échanges pré-tournoi ont mis en lumière des tensions et des précisions sur les règles, avec une petite gaffe gênante mais sans conséquence durable selon les organisateurs.
- Retour d’Alison Lee en Europe et récit historique autour de 2015 et Pettersen, qui rappelle les épisodes marquants du passé.
- Une dimension symbolique avec les pins commémoratifs du 11 septembre et la manière dont le sport peut porter des messages au-delà du fairway.
- Le tournoi demeure une histoire humaine autant que sportive, mêlant espoirs, défis et dynamiques d’équipe.
Point de vue global: En tant que journaliste, je constate que cette édition met en lumière les dynamiques d’équipe, les émotions et les histoires personnelles qui font la saveur du golf féminin. Pour ma part, je suivrai cette Solheim Cup non seulement pour les points, mais pour les voix et les tensions qui émergent sur le terrain. Je m’engage à raconter ces histoires avec rigueur et humanité, afin d’offrir à nos lecteurs une vision nuancée de ce rendez‑vous sportif et sociétal.