Alors que la phase de groupes touche à sa fin, beaucoup des cinquante représentants de Ligue 1 ont vu leur parcours à la CAN se terminer avant le Nouvel An. Certains ont connu des sorties plus embarrassantes que d’autres, comme Pierre-Emerick Aubameyang, qui a été écarté de l’équipe nationale gabonaise peu après l’élimination des Panthères.
Comme lors de la phase de groupes, les surprises étaient rares lors des matchs de huitièmes de finale. Les quarts de finale débuteront ce vendredi avec un affrontement entre le Sénégal et le Mali à Tanger, rassemblant les huit meilleures équipes du continent. À l’heure actuelle, aucune équipe ne se démarque comme favorite, bien que les performances offensives du Nigeria et du Sénégal les positionnent comme des candidats sérieux.
Quant aux hôtes, ils n’ont pas encore pleinement trouvé leur rythme. Achraf Hakimi, certainement l’un des visages du tournoi, a fait son retour dans le onze de départ des Lions de l’Atlas, recevant un accueil chaleureux du public rabatien dimanche. Bien qu’il ne soit pas encore au top de sa forme, il a réussi à offrir une passe décisive à Brahim Díaz pour le but qui a permis au Maroc de dépasser la Tanzanie.
D’autres joueurs ont maintenu leur bonne dynamique débutée fin décembre jusqu’aux phases éliminatoires. Les joueurs basés en France suivants ont marqué les esprits dans ce tournoi, peu importe le résultat des matchs de ce week-end :
Lassine Sinayoko (Mali, Auxerre)
Bien que son équipe ait joué à dix contre onze dès la mi-temps face à la Tunisie, l’attaquant d’Auxerre a mené courageusement les attaques et réussi le penalty de la dernière minute qui a propulsé le match en prolongation. Les Aigles de Carthage, avec Ali Abdi de Nice et Montassar Talbi de Lorient en défense, n’avaient pas su créer beaucoup d’opportunités jusqu’aux dernières minutes.
Sinayoko a été à l’origine de quelques rares incursions dans le camp adverse, prenant souvent l’initiative et faisant patienter le ballon pour donner un peu d’air à sa défense. À 27 ans, il a brillamment converti son tir lors de la séance de tirs au but, rejoignant ainsi le gardien Djigui Diarra, qui a stoppé deux penalties tunisiens.
Ibrahim Mbaye (Sénégal, Paris Saint-Germain)
Ce jeune attaquant, qui fêtera ses 18 ans plus tard ce mois-ci, a su faire une différence dès son entrée en jeu pour le Sénégal. Il a marqué son premier but lors de la CAN, devenant ainsi le plus jeune buteur de l’histoire de l’équipe des Lions du Teranga.
Parmi ses coéquipiers, on retrouvait le latéral de Monaco Krépin Diatta et le défenseur central de Lyon Moussa Niakhaté, tandis que Lamine Camara, son coéquipier à Monaco, est entré en cours de match.
Hicham Boudaoui (Algérie, Nice)
Bien que le but d’Adil Boulbina ait permis à l’Algérie de se qualifier pour les quarts, Boudaoui s’est démarqué lors du match face à la République Démocratique du Congo. Son apport en défense comme en attaque a été déterminant, interceptant plusieurs passes adverses et initiant les offensives algériennes tout au long des deux heures de jeu. Ses actions clés comprenaient une passe astucieuse pour le contre de Belghali en première mi-temps, ainsi qu’un tacle glissé pour bloquer un tir à bout portant de Chancel Mbemba à l’heure de jeu.
Guéla Doué (Côte d’Ivoire, Strasbourg)
À des milliers de kilomètres du tumulte à Strasbourg, ce latéral s’est montré efficace lors de ses performances au Maroc. L’ancien Rennais a brillé contre le Burkina Faso à Marrakech, n’affichant pas moins d’interceptions, de dégagements, et de duels remportés que ses coéquipiers.
Points à retenir
- Les parties de la phase éliminatoire n’ont pas produit de réelles surprises, ce qui pourrait ennuyer certains amateurs de sensations fortes.
- Le Sénégal et le Nigeria, malgré leur potentiel, n’ont pas encore affiché de régularité exemplaire.
- Hakimi, même en demi-teinte, reste un phare pour le Maroc, prouvant que la présence sur le terrain n’est pas toujours synonyme de performance optimale.
- Des jeunes comme Mbaye montrent que l’avenir est prometteur pour le football africain, même si on pourrait se demander ce qu’il serait devenu sans eux.
En tant que passionné de football, je ne peux m’empêcher de m’interroger sur la suite de ce tournoi. L’africanité des compétitions se traduit souvent par une belle promesse, mais aussi par des désillusions. Quelles surprises nous réserve la suite des événements ? Je reste engagé et curieux des évolutions à venir.