dim. Juin 14th, 2026
Monaco subit une défaite cuisante face à Lyon pour son premier match de 2026 !

Réduits à dix joueurs à la 70e minute, l’AS Monaco s’est incliné 1-3 face à l’Olympique Lyonnais au Stade Louis-II.

Les bonnes résolutions étaient rares pour les Monégasques. Pour leur première rencontre de 2026, les Rouge et Blanc ont été mis à mal par une série de mésaventures sous le regard attentif du Prince Albert II dans les tribunes. Des blessures précoces, un but annulé par la VAR et l’expulsion de Mamadou Coulibaly, malgré son égalisation juste avant la pause, se sont révélés trop difficiles à surmonter.

Cette défaite approfondit la crise du club : une seule victoire lors de leurs sept derniers matchs de Ligue 1.

Une situation physique compliquée

Le match ne pouvait pas commencer plus mal pour l’ASM. À peine sept minutes s’étaient écoulées que le gardien finlandais Lukás Hrádecký se voyait contraint de quitter le terrain, remplacé par Philipp Köhn.

Déjà sans Denis Zakaria (suspendu), Lamine Camara et Krépin Diatta (en compétition à la Coupe d’Afrique des Nations), ainsi que plusieurs joueurs blessés, Sébastien Pocognoli a néanmoins choisi de conserver l’équipe victorieuse de la Coupe de France contre AJ Auxerre. La malchance s’est poursuivie à la 32e minute lorsque Christian Mawissa, déjà fortement strappé à la jambe droite, a dû quitter le terrain, aggravant la crise monégasque, et Kassoum Ouattara est entré à sa place.

Sur le terrain, le spectacle peinait à se lancer. Les vingt premières minutes ont produit seulement sept minutes de jeu effectif, témoignant d’une rencontre décousue et âprement disputée. Monaco a réussi à menacer par Aleksandr Golovin (4’) et Coulibaly (15’), mais a trouvé un solide Dominik Greif sur sa route. À l’autre bout, Köhn a également été vigilant, réalisant un bel arrêt face à Afonso Moreira à la 28e minute, maintenant le score à égalité.

Une fin de première mi-temps où les choses s’accélérèrent

Lyon a ouvert le score à la 38e minute sur corner. Corentin Tolisso a trouvé Nicolás Tagliafico au premier poteau, dont la déviation est tombée dans les pieds de Pavel Šulc. L’attaquant tchèque a contourné Folarin Balogun avant de diriger son tir dans le petit filet (0-1). Monaco a traversé une période difficile mais a trouvé le moyen d’égaliser dans le temps additionnel.

Libéré dans le dos de la défense, Balogun s’est battu avec Clinton Mata et a provoqué une perte du ballon, permettant à Coulibaly de réagir et de marquer suite à un dégagement raté de Greif (45+4’, 1-1). Après huit minutes de temps additionnel, les deux équipes regagnaient les vestiaires sur un score de parité.

Un but annulé qui change tout

Au retour des vestiaires, les Monégasques ont affiché une plus grande détermination. Balogun a vu un tir dévié en corner à la 51e minute, suite à quoi Thilo Kehrer a marqué sur un bon service de Caio Henrique, pensant avoir donné l’avance à ASM. La VAR est cependant intervenue pour annuler le but en raison d’une faute marginale sur un joueur lyonnais dans la surface.

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© AS Monaco

Cinq minutes plus tard, Lyon a puni Monaco. Šulc a complété son double avec une frappe puissante de loin qui a battu Köhn (56’, 1-2), sanctionnant une défense monégasque encore une fois prise de court.

Le tournant est survenu à la 70e minute. L’attaquant Coulibaly a reçu un carton rouge pour un pied haut ayant touché Tagliafico à la gorge. Bien que cela ait été plus alarmant que dommageable, le vainqueur de la Coupe du Monde a pu poursuivre le match. Réduits à dix, les Monégasques n’ont plus réussi à menacer. Lyon a profité de son avantage numérique, avec Abner qui a marqué après avoir été servi par Tagliafico (79’, 1-3).

Monaco devra regretter cette défaite cuisante qui les laisse à sept points de Lyon au classement, un revers qui complique considérablement leur quête de qualification européenne.

Le club analyse la situation en interne

En zone mixte, le directeur général Thiago Scuro n’a pas caché sa frustration face à l’état actuel du club, notamment les problèmes de blessures croissants. « Nous ne pouvons pas considérer cela comme une situation normale », a-t-il expliqué. Il a également confirmé que des discussions internes auraient lieu pour identifier les causes tout en acceptant sa part de responsabilité.

© AS Monaco

Malgré la sixième défaite en sept matchs de Ligue 1, Scuro a exprimé sa confiance envers Pocognoli, insistant sur le fait que l’entraîneur est « la bonne personne pour les prochaines étapes ». Il a également réaffirmé que la qualification en Ligue des Champions restait un objectif clé, notant que des renforts sont attendus pendant le mercato d’hiver, notamment pour compenser la blessure de Takumi Minamino.

Frustré, Scuro a également évoqué des décisions arbitrales influençant les deux derniers matchs de Ligue contre Lyon et Marseille. « Pour moi, le but de Kehrer était complètement légal ; il aurait dû être validé, et cela aurait pu changer le cours du match », a-t-il affirmé.

De son côté, Pocognoli a affiché sa détermination malgré la déception de la défaite. « La saveur est d’autant plus amère compte tenu de la façon dont la rencontre s’est déroulée », a-t-il reconnu. Interrogé sur sa propre situation, il a refusé de se laisser décourager. « Je dois surtout sentir la flamme qui m’anime – et elle est bien vivante », a-t-il affirmé. L’entraîneur a déploré que les efforts des joueurs aient été, selon lui, annulés par des facteurs incontrôlables, ajoutant : « Les deux derniers matchs nous ont coûté des points à cause de décisions arbitrales. »

L’équipe de Pocognoli devra rapidement rebondir, et la Coupe de France offre une opportunité parfaite. Les Rouge et Blanc se déplacent chez l’US Orléans samedi prochain pour les huitièmes de finale, un match décisif où la victoire sera essentielle pour maintenir les espoirs de qualification européenne.

Points à retenir

  • L’AS Monaco doit faire face à une crise d’effectif marquée par de nombreuses blessures.
  • La VAR continue de jouer un rôle controversé, soulevant des questions sur la cohérence des décisions arbitrales.
  • Les Monégasques ont besoin d’une victoire urgente pour redresser la situation et renouer avec le succès.
  • La pression sur l’entraîneur est palpable, mais sa détermination pourrait être une des clés pour l’avenir.

En repensant à cette rencontre, je me demande si la direction du club saura tirer les leçons nécessaires pour reconstruire une équipe compétitive. Alors que les défis s’accumulent, il est crucial de rester engagé, tant sur le terrain qu’en dehors. Dans un monde du football où l’imprévisibilité règne, garder espoir et avancer devient une nécessité incontournable pour les Monégasques.


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