Xavi Palomar (Andratx, 2007), champion d’Espagne junior en 2025, veut insuffler un nouvel élan à sa carrière de tennis. Le jeune joueur a été sélectionné par la Arizona State University (ASU) pour intégrer son équipe de tennis.
« La décision de partir aux États-Unis, je l’ai prise depuis un moment. J’ai vu qu’il y avait beaucoup de joueurs qui passent par le college puis qui évoluent sur le circuit ATP. Et puis le niveau au college est de plus en plus élevé : à l’entraînement comme en match, on joue à un très bon niveau, ce qui aide vraiment à progresser », explique-t-il.
Autre point décisif : il n’aura pas à payer. « En fait, je ne paie rien. Étudier et jouer à l’ASU avec une bourse complète, c’est une opportunité incroyable, parce que c’est une des meilleures universités des États-Unis. »
Points à retenir
- Le plan, c’est de combiner études et tennis sur plusieurs années, histoire de ne pas choisir entre la progression sportive et l’avenir “après”.
- La transition junior–circuit pro peut être brutale : entre les résultats en dents de scie et les ajustements, ce n’est pas juste une formalité.
- Xavi a connu des pépins physiques (opération et entorse), ce qui explique pourquoi il veut terminer l’année avec une cadence plus régulière.
- Côté compétition universitaire, il vise un rang solide et surtout stable : passer un cap ne suffit pas, il faut le tenir.
- Le plus grand “défi quotidien”, au fond, pourrait bien être l’indépendance : loin de la famille, avec un rythme entraînements–études, ça demande une sacrée organisation.
En clair, ce choix ressemble à un pari assez logique : améliorer le niveau de jeu tout en gardant une trajectoire scolaire. Et moi, en journaliste, je me dis que dans le sport moderne, “penser à long terme” n’est pas une option : c’est presque une stratégie. Reste à voir comment Xavi gèrera l’intensité, les blessures et la vie loin de chez lui… mais une chose est sûre : si l’idée est de grandir à la fois sur le court et dans la tête, alors on tient une vraie trajectoire. Une trajectoire qu’on a envie de suivre — et d’encourager — parce que l’avenir des jeunes sportifs mérite mieux que l’improvisation.