Le n°7 mondial russe, Daniil Medvedev, a commenté son revers au troisième tour du tournoi de Cincinnati (Masterс), face à
l’Américain Brandon Nakashima, en trois manches : 7-6 (7-3), 6-7 (4-7), 1-6.

Dans une interview, Medvedev a d’abord reconnu la qualité du match de son adversaire : il estime que, hormis le troisième set, il a livré un tennis
solide contre un joueur qui traversait alors une période favorable.

Puis il a nuancé, en laissant entendre que la différence n’était pas dans le niveau de jeu affiché, mais dans la bataille des balles de match.
« À mon avis, ce n’est pas très important. Je peux jouer cent fois mieux que ce que j’ai joué, même aujourd’hui », a-t-il expliqué.
Et d’ajouter une comparaison sans détour : « Est-ce mieux que contre Botic ou contre Trungelliti ? Probablement. Est-ce mieux que ce dont je suis capable ?
Non, et de loin. Là, on est dans une phase comme ça. »

Enfin, le Russe a insisté sur l’approche quotidienne : « La seule chose, c’est d’essayer d’être meilleur chaque jour. Aujourd’hui, j’étais meilleur
qu’hier et qu’avant-hier. Et si je peux progresser, même un peu, chaque jour sur certains points, je finirai peut-être par retrouver mon meilleur niveau. »

Points à retenir

  • Medvedev estime que son match était plutôt bon… sauf sur la troisième manche, celle où l’histoire a tourné nettement.
  • La “mauvaise” séquence, selon lui, tient aussi aux balles de match : en tennis, les détails ont parfois plus de pouvoir que la forme du jour.
  • Son message est clair : il ne cherche pas des excuses, il vise la progression quotidienne — ce qui est une façon polie de dire que “tout n’était pas encore au maximum”.
  • Quand il évoque son niveau réel (“pas proche de ce que je sais faire”), il sous-entend surtout une période à stabiliser, pas une catastrophe technique.

De mon point de vue, ce genre de déclaration dit une chose intéressante : Medvedev ne vend pas du rêve, il donne un plan de match pour l’avenir.
Et à force de comparer “aujourd’hui” à “capable”, on se rappelle que le tennis, c’est rarement un grand moment unique — plutôt une série de jours où l’on tente
de recoller ce qui manque. En tant que journaliste, je trouve que ce ton lucide, sans grandes envolées, mérite d’être pris au sérieux : il raconte aussi
comment on construit une saison, au lieu de la commenter seulement quand elle s’effondre.