Live tennis à Cincinnati — Sur le court, ça bouge déjà.
Les Russes sur le pont
Dans la nuit du 17 au 18 août (heure de Moscou), le tournoi de Cincinnati a lancé sa phase avec des rencontres du premier tour en double. Côté hommes, on retrouvait un duo russe, Karen Khachanov et Andrey Rublev. Chez les femmes, Mira Andreeva devait jouer avec Sorana Cîrstea, mais le duo s’est retiré avant même la mise en jeu. Résultat : Alexandra Panova reste seule dans le tableau.
Rublev tombe, Borjès remporte le premier assaut
Sur le volet masculin, Andrey Rublev n’a pas réussi à trouver la précision suffisante ni à prendre les bonnes décisions aux moments clés. Face à Nuno Borges, Rublev s’incline au troisième tour de Cincinnati : 3-6, 4-6, en seulement 1 h 11 sur le court.
Le match a pris une mauvaise direction dès le début : Borges a d’abord pris l’avantage avec un break précoce et a mené 3-0. Puis, Rublev a bien essayé de réagir, en reprenant un break, mais trop tard : 1-4 au premier set, avant de voir Borges conclure 3-6. Ensuite, Nuno a confirmé : dans le deuxième set, il a réalisé un break puis l’a maintenu, pour finir à 4-2.
Andreeva démarre fort contre Jhanie Chen
Pendant ce temps, Mira Andreeva lançait sa partie du troisième tour face à Jhanie Chen (une adversaire venue d’Indonésie). Et autant le dire : le premier set a été une démonstration. En 28 minutes, Andreeva a enchaîné trois breaks et a bouclé la manche initiale sur un score net : 6-1.
Dès le départ, Andreeva a pris un break très tôt et a mené 1-0 dans le match. Elle a ensuite gardé le contrôle, pendant que l’ensemble de son équipe restait concentré sur l’essentiel.

Deuxième set plus compliqué, mais l’équipe garde le cap
Le deuxième set s’est révélé plus difficile que le premier pour Andreeva. Pourtant, son camp reste calme. Sur le banc, on retrouve notamment Conchita Martinez (coach), Azuz Simsic (préparation physique), Alekseï Vatoutine (sparring) et Raïsa (sa maman).
Du côté adverse, Jhanie Chen a profité d’une pause médicale entre les sets, histoire de reprendre un rythme plus confortable.
Points à retenir
- Rublev a payé cher un manque de constance dans les échanges décisifs face à Borges.
- Borges a imposé un départ agressif : breaks précoces, puis gestion sans panique.
- Chez Andreeva, le premier set a été très maîtrisé (trois breaks, 6-1), ce qui change forcément le tempo.
- Le deuxième set a ralenti la fête : quand ça se durcit, l’équipe sert aussi à stabiliser l’attention (et oui, la concentration compte autant que la balle).
- Une pause médicale, ce n’est pas forcément un drame… mais en tennis, ça peut aussi casser une dynamique.
Au final, je retiens deux choses : quand un match démarre comme il faut, l’élan peut faire tout le travail… et quand la partie se complique, la différence se fait souvent sur la gestion plutôt que sur les effets de style. En tant que journaliste, je trouve intéressant que les détails (temps de jeu, pauses, décisions) prennent le pas sur les slogans — parce que c’est bien là que se fabrique la performance.