Les jours de Bordeaux, autre club dirigé par Gérard Lopez, semblent comptés.
Les géants français, déjà relégués au quatrième niveau par l’homme d’affaires luxembourgeois, s’acheminent désormais vers une disparition imminente, à l’instar de Boavista.
La DNCG, le gendarme financier du football français, a en effet décidé de reléguer administrativement Bordeaux en sixième division régionale.
Lopez a fait appel à une société anglaise, Sparta Capital, qui avait promis de rembourser la dette de 10,6 millions d’euros accumulée par le club, ce qui a permis de contester la décision auprès du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF).
Les potentiels investisseurs ont bien apporté l’argent, mais avec la condition qu’ils restent dans le quatrième niveau.
Le maintien de la relégation des Girondins par le football français
Cependant, cela n’a pas eu lieu, et le CNOSF a confirmé la décision de la DNCG, entraînant une nouvelle chute pour un club déjà sans propriétaires.
La situation se complique pour Bordeaux, qui se dirige vers la liquidation malgré l’émergence d’un nouvel acquéreur potentiel, suite à la disparition de Sparta Capital.
Le groupe d’investissement Park Bench, dirigé par l’homme d’affaires James Bord, a promis de prendre en charge les coûts pour éviter la liquidation, et le club a déposé plusieurs recours.
Si la vente se concrétise, Dominique Delport pourrait devenir président du club.
Les futurs propriétaires apportent une lueur d’espoir
Interrogé par L’Equipe, il a déclaré : « Nous allons déposer un recours d’urgence auprès du tribunal administratif ce lundi et utiliser tous les recours légaux disponibles. »
« Ce n’est pas en Gironde que l’on oublie L’Esprit des lois et Montesquieu. Il y a la lettre et l’esprit. »
« Le CNOSF a fait son travail, il a examiné la régularité du jugement au moment où il a été rendu. »
« Jusqu’à la dernière minute, nous croyons qu’avec un projet crédible et un financement sécurisé, nous pouvons offrir aux Girondins et à leurs supporters, aux joueurs, et aux employés, un espoir au-delà de la liquidation judiciaire, permettre le paiement des créanciers et amorcer cette nouvelle dynamique. »
Points à retenir
- Bordeaux a été relégué à la sixième division par la DNCG pour des raisons financières.
- Le club est actuellement sans propriétaire, ce qui complique la situation.
- James Bord, un nouvel investisseur, tente de sauver le club de la liquidation.
- Des recours juridiques sont en cours pour contester la relégation.
Il est fascinant de constater comment un club si emblématique, chargé d’une histoire et d’une passion indéniables, peut se retrouver dans une telle tourmente. Cela nous pousse à réfléchir sur la fragilité du monde du football, où le rêve d’un retour aux sommets peut se heurter à la dure réalité des chiffres et des choix de gestion. En tant que journaliste engagé, je ne peux qu’espérer que les Girondins retrouveront un chemin viable, pour eux et pour tous leurs supporters.