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L’Autriche a lancé sa campagne de Coupe Davis contre la Belgique avec un avantage de 1 à 0. Devant 3 500 spectateurs installés au WAC, dans le parc du Prater à Vienne, le numéro un autrichien Jurij Rodionov a dominé Gauthier Onclin en remportant leur rencontre 6-4, 6-1, ce vendredi.
La suite s’annonce plus délicate : Lukas Neumayer affronte ensuite le meilleur élément belge, Zizou Bergs, lors du deuxième simple de cette manche comptant pour le deuxième tour de qualification.
Le dénouement de la rencontre est prévu samedi, à partir de 11h00, avec un double puis au moins un autre simple.
Rodionov s’est accroché, puis a accéléré
Le premier match n’a pas été une promenade pour Rodionov. En début et en fin de rencontre, on a senti la pression liée au statut de favori. Après la partie, il a expliqué qu’il évoluait dans un contexte presque à l’opposé de ses habitudes :
« Naturellement. C’est une situation complètement différente de celle à laquelle je suis habitué. Lors des dernières Coupes Davis, j’étais souvent l’outsider et je pouvais jouer sans trop de pression, surtout à l’étranger. Là, on joue en Autriche, à Vienne, au WAC. J’habite à Vienne depuis 2020 et j’ai joué pour le WAC pendant plusieurs années, donc c’est encore plus personnel. Je devais vraiment délivrer, et ce n’est pas quelque chose que je fais souvent dans ce genre de situation. »
Au rythme des longs échanges du fond de court, Rodionov a d’abord eu du mal à trouver son tempo. Il a certes obtenu le premier break pour mener 4-2, mais a ensuite manqué une occasion de faire 5-2 et s’est immédiatement fait reprendre. À 4-4 et 15-40, rien n’était joué, puis le Néo-Autrichien a finalement tourné le match : dans le dixième jeu, après 50 minutes, il a saisi sa première balle de break et sa balle de set pour conclure 6-4.
Dans le deuxième set, la dynamique a basculé : Rodionov a empoché un break très tôt (pour 2-0) puis a accéléré pour mener rapidement 4-0. Il a ensuite concédé un jeu au service, avant d’en finir avec son adversaire au terme de six balles de match au total. Le match s’est clôturé après 1h29, sur un 6-1.
Place au duel avec Bergs
Samedi, après le double, Rodionov aura un test face à Zizou Bergs, qu’il affrontera avec un bilan de 2 victoires à 4 défaites en sa défaveur. Il se veut néanmoins lucide, en s’appuyant sur une bonne partie de son deuxième set :
« Comme j’ai joué dans le deuxième set jusqu’à 5-1, c’était déjà un très bon niveau. Est-ce que ça suffira contre Zizou ? C’est évidemment incertain. Aujourd’hui, j’ai très bien servi. Dans le premier set, avec mon service, je me suis sorti des situations compliquées. »
Le vainqueur de cette confrontation jouera ensuite, du 24 au 29 novembre, la phase finale appelée Final 8 à Bologne. Et même sans compter sur la gloire sportive, la participation garantit au minimum 500 000 dollars de dotation.
Points à retenir
- Rodionov a eu besoin de digérer la pression : il a clairement eu des temps de flottement, surtout en début et en fin de match.
- Le déclic s’est fait dans le premier set : une fois le cap passé, il a su transformer l’avantage au bon moment.
- La clé du match a aussi été le service : il a “sauvé” des séquences importantes, notamment dans le premier set.
- Le samedi ne sera pas une simple formalité : face à Bergs, l’enjeu est plus sportif… et le bilan personnel pèse un peu.
- La Coupe Davis, ce n’est pas seulement du tennis : c’est aussi un cadre qui peut rendre les choses très concrètes, surtout quand on connaît les lieux et qu’on y a une histoire.
À mon avis, ce 1-0 autrichien dit surtout une chose : l’Autriche sait jouer le match “sous tension” — et pas seulement quand tout roule. Rodionov a prouvé qu’il pouvait encaisser, puis imposer son rythme. Maintenant, reste à voir si cette confiance survivra à l’étape suivante, face à un adversaire plus redoutable. En tant que journaliste, je trouve aussi intéressant de rappeler que la Coupe Davis remet le sport au centre… et que, derrière les classements, il y a des contextes humains et des responsabilités qu’on ne peut pas ignorer.