mar. Sep 22nd, 2026
Un ancien tennisman italien sème le doute sur Sinner : il pourrait rater l’Asie et revenir à Vienne dans un mois

La dernière fois que nous avons vu Jannik Sinner sur un court, il tenait fièrement en mains le trophée de Wimbledon, le 12 juillet. Depuis, plus rien : cela fait déjà plus de deux mois qu’il est absent, en raison d’une blessure dont on ne connaît pas tous les détails… et qui pourrait le garder encore un moment à l’écart. C’est en tout cas l’avis de l’ancien joueur italien Stefano Pescosolido, qui estime que son retour pourrait même être repoussé jusqu’à la tournée européenne en salle.

Il faut dire que la saison de Sinner a été particulièrement dense. Depuis le mois de mars, il a quasiment tout enchaîné jusqu’à juillet. Forcément, le corps finit par faire ses remarques. Et maintenant, en regardant déjà plus loin, vers 2027, il pourrait décider de limiter les risques s’il ne se sent pas prêt à jouer à plein régime. Son historique récent dans la chaleur et l’humidité ne plaide pas pour l’improvisation sur les prochaines semaines.

Sinner, sa blessure et les doutes de Pescosolido avant Pékin

Dans ce contexte, Stefano Pescosolido pense que Sinner pourrait choisir la voie la plus prudente. L’ex-ATP estime que le numéro un mondial prête aujourd’hui beaucoup plus attention à sa préparation physique, avec l’objectif d’éviter le moindre contretemps qui viendrait perturber ses grandes échéances.

Deux scénarios se dessinent alors. Le premier : suivre le plan habituel, avec Pékin puis le Masters 1000 de Shanghai. Le second : faire beaucoup plus attention et mettre complètement de côté la tournée asiatique, pour revenir directement sur les tournois indoor en Europe.

La question centrale, ce sont justement les conditions à venir en Chine. Les fortes chaleurs et surtout l’humidité ont déjà causé des soucis à Sinner à plusieurs moments de sa carrière. Pescosolido rappelle notamment qu’il avait déjà souffert physiquement à Shanghai la saison passée, au point de ne pas pouvoir terminer un match avant de devoir se retirer.

À ses yeux, commencer directement à Vienne permettrait à Sinner de jouer dans un cadre plus contrôlable, de retrouver son rythme progressivement, et de mieux préparer les ATP Finals de Turin — qui devraient être le dernier grand objectif du calendrier. Ensuite, il aurait aussi le temps de construire une pré-saison pour son programme 2027, en gardant en priorité les Grands Chelems.

Sinner en Asie : jouera, ne jouera pas… et surtout quand ?

« Je pense qu’il fait un peu plus attention sur le plan physique. Il veut éviter les rechutes », a expliqué Pescosolido. Et selon lui, les décisions des prochains mois seront largement conditionnées par une certitude : les Grands Chelems.

« Les Grands Chelems sont son objectif principal. Je l’imagine vouloir arriver au mieux dès l’année prochaine pour en gagner le plus possible. Deux options : Pékin et Shanghai, ou commencer directement avec les tournois indoor », a-t-il ajouté.

Et c’est précisément cette seconde option qui nourrit l’incertitude. Pescosolido n’exclut pas que Sinner choisisse de ne pas voyager en Chine, pour éviter des conditions qui, historiquement, lui posent régulièrement problème.

« L’an dernier, à Shanghai, les conditions ont été compliquées et il a dû abandonner à cause de crampes. Il pourrait donc sauter la tournée asiatique et revenir à Vienne, afin d’être prêt pour les ATP Finals et de planifier la suite de la saison de la manière la plus cohérente possible », a-t-il conclu.

Points à retenir

  • Absence prolongée : Sinner n’a plus rejoué depuis Wimbledon, et la durée de retour reste floue — ce qui, en tennis, n’est jamais juste “un détail”.
  • Priorité au calendrier “indoor” : Vienne semble devenir une porte d’entrée logique pour reprendre sans subir trop de variables.
  • Pékin et Shanghai, c’est du sérieux… sur le plan climatique : chaleur et humidité ont déjà fait payer cher certains efforts, surtout quand il y a une fragilité physique.
  • Le classement en embuscade : ne pas défendre les points de Pékin, c’est aussi offrir de l’air à la concurrence, notamment dans la course au numéro 1.
  • Turin en ligne de mire : si Sinner veut y être “calibré”, la logique sportive pousse à gérer l’intensité plutôt que de cocher des cases.

Au fond, je trouve que cette histoire dit quelque chose de très concret : à ce niveau, on ne “gagne” pas seulement avec la raquette, mais avec la gestion du corps et du timing. Alors oui, Sinner peut vouloir protéger sa blessure. Mais en faisant ce choix, il prend aussi une décision stratégique qui peut bousculer tout le sprint vers les objectifs majeurs. Et comme journaliste engagé, je ne peux m’empêcher de relever un point : le débat sur la santé des athlètes ne devrait pas rester une simple parenthèse, surtout quand les calendriers obligent à jouer avec les limites.


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