Trois Néo-Zélandais vivent pleinement la dolce vita française

Annabel Langbein, célèbre auteure culinaire originaire de Wānaka, vit cet été sa première saison dans sa nouvelle résidence en Dordogne, achetée avec son mari Ted. Leur maison, nichée à une heure et demie de Bordeaux, se compose de deux granges en pierre calcaire réunies, et comprend un appartement indépendant qui était autrefois une porcherie.
Ce changement de vie n’est pas un long fleuve tranquille. Alors qu’ils embarquaient dans cette aventure, ils ont découvert des problèmes aussi surprenants qu’amusants, entre nids de loirs dans le garde-manger et un fouine fouineuse venue s’inviter par la cheminée, causant des dégâts importants.

Pour Annabel, la richesse de la région se ressent dans ses marchés locaux. Elle s’amuse à retrouver ses producteurs préférés, du cultivateur de betteraves au vendeur d’œufs en passant par le fournisseur de canard – une passion assumée et joyeusement avouée.

Un autre visage de la vie française nous est présenté par Anne Batley Burton, surnommée « The Champagne Lady ». Après un mariage haut en bulles, elle partage sa vie entre la Provence, où elle a acheté une villa située au sommet d’une colline, et la Nouvelle-Zélande.

Son engagement est d’une autre nature : l’importation de Champagne Jacquart et l’organisation de dégustations privées, tout en dirigeant sa fondation pour la protection des chats, baptisée NZ Cat Foundation.
Le domaine de 26 ans de son mariage n’est pas sans anecdotes : un jour, Richard lui offrit une piscine en guise de bague de fiançailles, ne pouvant rivaliser avec le diamant déjà au doigt d’Anne.
Peta Mathias, quant à elle, représente le parfait exemple de la gastronome globe-trotteuse. Son pied-à-terre dans la ville médiévale d’Uzes, au sud de la France, continue d’éveiller sa passion pour la vie française entre marchés locaux et escapades culinaires en Espagne, Italie et Portugal.

Après avoir ouvert un restaurant à Paris dans les années 80, elle partage désormais sa vie entre la Nouvelle-Zélande et le sud de la France, organisant des aventures culinaires et des cours de cuisine. Malgré les complexités liées à cette vie biculturelle, elle ne songe pas à renoncer à ce mode d’existence riche en imprévus.

Elle apprécie la « nonchalance » méridionale, cette culture qui accepte l’imperfection, la fougue et un sens de l’humour que les Néo-Zélandais pourraient envier. Sa vie, pleine de contrastes, est un patchwork d’aventures et d’acceptations, dans lequel l’exotisme côtoie la routine des marchés, et où l’imprévisible est roi.
Points à retenir
- La vie à la française n’est pas qu’une carte postale : elle réserve son lot d’animaux indésirables, de bricolages« à la va-vite » et de surprises inattendues.
- Acheter une maison en France, c’est souvent investir dans un projet à long terme, voire un casse-tête plein de charme.
- Le marché immobilier français semble pratiquer le « laissez-faire » à un tel degré que l’on pourrait penser qu’il se moque doucement des vendeurs — surtout si leur bien est un peu original.
- Les Néo-Zélandais expatriés conservent des liens familiaux solides, avec voyages réguliers entre les deux hémisphères, tenant le rôle de pont entre leur terre natale et leur paradis français.
- Le contraste entre la rigueur de la vie en Nouvelle-Zélande et la souplesse méditerranéenne offre une bouffée d’air, mais réserve aussi son lot de surprises à digérer.
Face à ce tableau idyllique mais réaliste de la vie franco-néo-zélandaise, on s’interroge : cette double vie pleine d’aventures vaut-elle vraiment tous ces tracas ? Peut-être devrions-nous simplement nous contenter de rêver d’une maison secondaire loin des aléas, tout en gardant les pieds bien au sec — et autant que possible, à distance des fouines et des serpents. Mais bon, chacun son idée du paradis, n’est-ce pas ?