dim. Juil 19th, 2026

Le groupe Asker Healthcare vient de conclure un accord pour acquérir 80 % de Finmed, un acteur français spécialisé dans la distribution de dispositifs médicaux et de solutions associées.

Finmed fournit des équipements médicaux, des services ainsi que des consommables destinés aux pharmacies, hôpitaux et autres établissements de santé en France. La société familiale, qui compte 62 collaborateurs, a généré un chiffre d’affaires d’environ 380 millions de couronnes suédoises en 2024.

« Au fil des ans, nous avons passé au crible plusieurs entreprises pour trouver la plateforme idéale afin de pénétrer le vaste marché français de la santé », explique Johan Falk, PDG d’Asker Healthcare. « Finmed s’est avérée être le partenaire parfait. »

Basé en Suède, Asker Healthcare construit et acquiert des sociétés spécialisées dans les produits et solutions santé à travers l’Europe. Depuis son entrée en bourse en mars, le groupe s’active à enrichir son portefeuille avec plusieurs acquisitions à l’échelle européenne.

Le cours de l’action Asker se situait à 96,61 couronnes suédoises le 1er août, contre un prix d’introduction en bourse fixé à 70 couronnes au mois de mars.

Points à retenir

  • Finmed, une société familiale française avec 62 employés, répond aux besoins des établissements de santé via plusieurs canaux, dont la vente directe et en ligne.
  • Asker Healthcare affiche une stratégie expansionniste : l’acquisition de Finmed marque son premier pas en France, mais certainement pas le dernier.
  • Le marché français de la santé reste attractif pour les investisseurs étrangers, notamment pour des groupes nordiques qui voient dans la France un terrain favorable.
  • La montée du cours de l’action Asker depuis son IPO indique un certain optimisme des investisseurs même si la réalité du terrain pourrait se révéler un peu plus complexe.
  • Le modèle d’intégration de plusieurs PME en sinergie pose la question de la préservation des spécificités locales face à la standardisation européenne.

En somme, si cette opération ressemble à une valse bien orchestrée entre un groupe suédois ambitieux et une PME française bien implantée, on ne peut s’empêcher de se demander si le mariage de la finance nordique avec le marché français de la santé ne finira pas par ressembler à une partie de Monopoly où les pions s’entretuent doucement au rythme des rapports trimestriels. Mais bon, gardons espoir — ou pas.


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