La France a retrouvé sa place de premier investisseur étranger direct au Maroc au cours du premier semestre 2025, avec un flux d’investissements s’élevant à 2,03 milliards de dirhams (193 millions d’euros), selon des données provisoires publiées par l’Office des Changes. Ce chiffre illustre un net rebond après les baisses observées fin 2024.
Avec ce montant, la France devance ainsi les Émirats arabes unis, dont les investissements ont chuté à 1,7 milliard de dirhams contre 3,03 milliards un an auparavant, ainsi que les États-Unis, qui occupent la troisième place avec 928 millions de dirhams injectés dans l’économie marocaine.
L’Italie se positionne au quatrième rang avec 844 millions de dirhams, devant l’Allemagne, qui connaît une baisse notable à 751 millions, alors qu’elle était deuxième fin 2024. Le Royaume-Uni dépasse également l’Espagne, avec 637 millions contre 436 millions pour Madrid.
Presque tous les secteurs clés de l’économie marocaine ont vu affluer des investissements, dominés par l’industrie, puis le secteur immobilier. Ces tendances traduisent, selon les médias locaux, une confiance renouvelée dans la vitalité de l’économie marocaine et sa capacité à attirer les capitaux étrangers.
Points à retenir
- La France reprend du poil de la bête et retrouve sa place de leader dans les investissements directs au Maroc, une position qu’elle avait temporairement perdue.
- Les Émirats arabes unis subissent un recul important, rappelant que les flux d’investissement peuvent parfois être aussi volatils qu’une girouette en plein vent.
- Les États-Unis restent présents, mais loin derrière la France, signe que les appétits internationaux pour le marché marocain sont bien différents selon les partenaires.
- L’Allemagne glisse dans le classement, offrant un joli coup de froid au dynamisme européen dans la région.
- Le secteur industriel conserve son rôle moteur, suivi de près par l’immobilier, qui semble toujours une valeur refuge, surtout quand on veut bétonner l’avenir.
Au final, on constate que malgré les soubresauts géopolitiques et économiques, le Maroc continue d’attirer les investissements étrangers, comme un aimant un peu rouillé mais toujours attractif. Reste à savoir jusqu’à quand cette danse des capitaux tiendra face aux vents contraires mondiaux. Mais bon, après tout, on n’en est plus à un retournement près, n’est-ce pas ?