Montecatini Terme, 10 octobre 2026 — Ce dimanche 11 octobre, Montecatini Terme accueille la 75e édition du Gran Premio Ezio Del Rosso, organisé par le G.S. Le Casette. Au programme : un tracé inédit annoncé sur 180 km, avec des difficultés qui reviennent de façon bien régulière — histoire de ne pas laisser respirer les jambes trop longtemps.
L’an dernier, la course avait souri à Federico Iacomoni. Cette année, le parcours garde la montée de Vico à répéter sept fois, et conserve aussi trois passages par le Colle di Buggiano lors des trois tours de la première partie. Sur le papier, il y a un changement technique qui rend l’épreuve encore plus exigeante, et on comprend vite pourquoi en regardant le découpage kilométrique.
Format de course (Del Rosso 2026) : d’abord un tour plutôt roulant de 23,100 km dans la Valdinievole, puis trois tours de 32,800 km avec les montées de Buggiano et Vico. Concrètement, le départ depuis Montecatini donne rapidement envie de se mettre en mode “montée” : Vico, Nievole, Ponte di Serravalle, La Colonna, Monsummano Terme, Ponte Buggianese — Borgo a Buggiano — puis la montée vers le Colle, Massa Cozzile, et retour à Montecatini Terme.
À partir du kilomètre 121 de la course, la dynamique change : place aux quatre tours du Vico de 14 km et 600 mètres. La course, elle, ne s’arrête pas au moment où les jambes disent “ça suffit”, et c’est probablement l’idée.
La “départ” se fera d’abord de façon officieuse à 12h15, depuis le viale Verdi (zone de rendez-vous). Le départ officiel, après avoir parcouru les viali Fedeli, Bustichini et Simoncini, sera donné à 12h30 depuis Corso Roma. L’arrivée est attendue, comme de tradition, au viale Verdi, entre 16h30 et 17h.
L’an dernier, la course avait été marquée par la victoire nette du coureur trentin Federico Iacomoni (Biesse Carrera Premac), qui avait franchi la ligne avec une avance d’1 minute et 42 secondes sur Manenti et Gialli, tous deux du team florentin Hopplà. En attendant les dernières inscriptions, ils sont déjà 150 coureurs engagés sur cette classique de Montecatini Terme, soutenue par l’administration communale. Et oui, la course est aussi surnommée celle des “feuilles mortes” : de quoi garantir un spectacle… et des souvenirs qui collent un peu aux chaussures.
Points à retenir
- Le parcours totalise 180 km, avec une organisation qui alterne zones roulantes et retours fréquents sur les montées.
- La montée de Vico revient souvent : sept passages au total, ce qui laisse peu de marge aux coureurs qui carburent “sur un seul coup”.
- Le Colle di Buggiano fait aussi partie de l’équation, via trois passages pendant la première phase du parcours.
- Le changement technique annoncé vise surtout un effet : rendre la course encore plus difficile, notamment dans la gestion des efforts répétés.
- Avec 150 inscrits, la course promet d’être animée — et pas seulement par ceux qui “font l’effort” pendant les montées.
Au final, ce Del Rosso 2026 ressemble à une épreuve conçue pour faire la différence… puis pour vérifier que la différence tient encore au moment où ça regrimpe. Personnellement, j’aime ce genre de course qui ne se contente pas d’une attaque : elle oblige à construire, à relancer, et à continuer même quand le corps hésite. Et si on veut bien faire travailler l’esprit autant que les jambes, alors ce dimanche à Montecatini, ce sera un bon rappel : le cyclisme, ce n’est pas que de la forme, c’est aussi de la volonté, et ça mérite qu’on le raconte avec sérieux — et passion.