Il va sans doute y avoir plus d’animation que d’habitude autour du minibus de Kern-Pharma. Après tout, le samedi s’annonce comme un véritable « sprint à domicile » pour le basque, disputé devant des fans et des repères familiers. Environ 80 kilomètres séparent San Sebastián et le siège du team : de quoi donner à Mats Wenzel une excellente excuse pour revoir son espagnol. « Je crois que je m’améliore encore en espagnol », sourit le Luxembourgeois, qui roule pour Kern Pharma depuis 2025, tout en restant volontairement discret pour les interviews et les échanges avec les supporters. « Je pense que je préfère me tenir un peu à l’écart et laisser Urko Berrade et les autres faire. Ils sont ici plus demandés que moi. »
Justement parce que la course se joue à domicile, cet événement revêt un sens particulier pour l’équipe espagnole. « Pour l’équipe, la course est vraiment spéciale. Pour beaucoup de coureurs, c’est comme le Tour de Luxembourg pour moi : ils roulent dessus, sur leurs routes d’entraînement », explique-t-on. Du coup, pour Kern Pharma, l’enjeu du samedi est clair : bien se montrer. L’an dernier, Urko Berrade avait terminé à la 20e place et il devrait encore une fois mener la formation.
Points à retenir
- La course de samedi ressemble à un événement « local » pour Kern-Pharma, ce qui change forcément l’ambiance et la manière d’aborder la journée.
- Mats Wenzel profite du trajet pour se remettre en condition… linguistique (on ne peut pas dire qu’il manque d’excuses).
- Urko Berrade est à nouveau positionné comme pilote de référence après un résultat de l’an dernier autour de la 20e place.
- Quand les coureurs ont l’impression de rouler sur leurs routes d’entraînement, l’objectif n’est pas seulement de finir : c’est aussi d’exister au bon moment.
En bref, je trouve que ce genre de course « à domicile » raconte autant le parcours que l’état d’esprit : il y a la vitesse, bien sûr, mais aussi la familiarité, l’envie d’être vu et d’être utile. Et à mon avis, les prochains choix de course de Kern-Pharma diront rapidement s’ils veulent juste bien faire… ou s’ils ont décidé de marquer les esprits. Parce que dans le cyclisme, au fond, le spectacle n’est pas automatique : il se construit. Et moi, je trouve ça nécessaire d’en parler comme d’un enjeu bien réel.