Barcelone est au cœur d’une controverse avec la Real Federación Española de Fútbol (RFEF) après sa tentative d’attirer Julián Álvarez d’Atlético Madrid, selon The Athletic. Le club catalan avait comme objectif de remplacer Robert Lewandowski, parti libre vers Chicago Fire, et a rapidement posé une offre de 100 millions d’euros pour l’attaquant argentin. Atlético Madrid a rejeté cette proposition, lançant un duel de communications devenu très public.
Atlético affirme que Álvarez n’est pas à vendre et que Barcelone a poursuivi le dossier même lorsque les joueurs et le club ont laissé entrevoir leur souhait de départ. Le club madrilène a aussi vu les réseaux sociaux devenir une scène d’escalade, avec des annonces de transfert fictives largement relayées comme une provocation.
Le 30 juin, Atlético a déposé une plainte officielle auprès de la RFEF. Un mois plus tard, The Athletic évoque une ouverture d’une procédure contre Barcelone pour une « poursuite inappropriée » d’Álvarez. Atlético affirme qu’il y a eu une violation d’éthique de la part des Catalans, en contactant un joueur sous contrat en dehors de la fenêtre de transfert autorisée.
Miguel Ángel Gil Marín, le patron d’Atlético, avait prévenu en juin et menacé d’actions légales — action qui se concrétise désormais. « Barça nous manquent de respect », aurait-il confié à EFE, relayé par ESPN. « Ils pensent pouvoir nous marcher dessus et que nous sommes faibles et stupides, mais en réalité, ils montrent au monde une façon d’agir qui les définit. » Selon lui, Barcelone « ment à tout le monde » — le joueur, les médias, et même leurs propres supporters — et « notre responsabilité est de défendre les intérêts d’Atlético Madrid ». Il annonce aussi le dépôt d’une plainte auprès de la FIFA contre le Barça pour négociation avec un joueur sous contrat pendant la période protégée.
Barcelone devrait normalement faire appel de cette plainte, d’autant que MARCA indique qu’ils souhaitaient que « l’opération ne se prolonge pas indéfiniment ». En dehors de ce dossier, le club a déjà accueilli des éléments offensifs pour alléger la charge de Lewandowski: Anthony Gordon et Karim Adeyemi sont arrivés cet été, afin de donner plus de profondeur à l’effectif sous la houlette d’Hansi Flick. Le club ne perd toutefois pas de vue Álvarez et restait prêt à finaliser le transfert, bien que les relations avec l’Atlético se soient encore envenimées. Diego Simeone semble ne pas avoir l’intention de se séparer de son attaquant vedette.
Atlético Madrid a même repoussé une offre du Real Madrid de 150 millions d’euros pour Álvarez, une proposition jugée insuffisante ou peu sérieuse selon le club madrilène, qui rappelle que l’Argentin, arrivé de Manchester City avant la saison 2024–2025, compte 49 buts en 106 apparitions.
Tous les regards seront tournés vers Álvarez le 10 août, lorsqu’il est attendu pour rejoindre l’Atlético après sa pause estivale, célébrant une Coupe du Monde 2026 où l’Argentine est restée sur une note de finaliste après une performance limitée de l’attaquant.
LesNews vous tient informé des développements autour de ce dossier et des implications pour le mercato estival.
Bon à savoir
– Le cadre légal des transferts impose des règles strictes sur les contacts avec un joueur sous contrat et hors des fenêtres officielles. Des manquements peuvent mener à des procédures disciplinaires ou à des plaintes internationales.
– Ce cas illustre la pression médiatique et l’impact des réseaux sociaux sur les mercato, notamment lorsque des annonces sont relayées comme preuves publiques d’un litige entre clubs.
– L’arrivée de Gordon et Adeyemi chez Barcelone vise à sécuriser l’effectif sans dépendre d’un seul attaquant vedette et à offrir plus de profondeur à l’entraîneur.
– Le calendrier des transferts et les périodes de break (comme l’été ou la Coupe du Monde) influencent fortement les positions des clubs et leurs stratégies.
– Les contenus et les prises de position publiques entre Barcelone et l’Atlético peuvent influencer les relations futures et les possibilités de négociation ou de recours juridique.
– L’évolution du dossier pourrait avoir des répercussions sur la manière dont les clubs gèrent les contacts et les communications pendant les périodes protégées.