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Deux légendes du tennis allemand, et une question qui revient toujours : qui s’entraîne vraiment le plus ? Alexander Zverev ne trouve pas la version de Boris Becker très crédible.
À un peu plus d’un mois du coup d’envoi de l’US Open, dernier Grand Chelem de la saison, Alexander Zverev a été interrogé sur Boris Becker et… sur ses méthodes d’entraînement.
L’échange a eu lieu dans une interview avec le YouTubeur « Knossi ».
Et lorsque Becker évoque des routines particulièrement “musclées”, Zverev répond du tac au tac.
« Je pense que Boris adore raconter des histoires. On doit aussi être honnête à ce sujet », a déclaré l’actuel numéro 3 mondial.
« Knossi » est alors revenu sur une description de Becker : le joueur aurait enchaîné une séance le matin, une autre le soir, puis se serait encore attardé longtemps après le départ des autres.
L’idée, selon Becker, aurait été décisive pour son succès.
Un récit jugé peu convaincant, mais sans rupture
Pour Zverev, ce scénario ne passe pas. Il a toutefois pris soin de désamorcer la critique :
« J’adore Boris, donc vraiment rien contre lui. »
Puis il a détaillé son propre cadre d’entraînement.
« Le matin, je m’entraîne, environ de 9 h à 11 h. Et l’après-midi, on reprend de 16 h à 19 h », a-t-il expliqué.
Autrement dit : dans l’idée, l’ampleur du travail décrite par Becker et celle vécue par Zverev ne sont pas si éloignées que ça.
Les échanges entre les deux hommes ont toujours eu cette petite dynamique : des phases de confiance, puis des frictions, souvent alimentées par les mots et… les récits.
Zverev a déjà eu, par le passé, une réaction agacée face à des remarques du champion de Wimbledon.
Il avait notamment estimé que Becker cherchait parfois l’attention “via lui”.
Retour de Becker : soutien constant, discours reconnaissant
De son côté, Boris Becker continue de mettre en avant sa valeur de référence auprès de Zverev.
Il affirme régulièrement son attachement au joueur de 29 ans et se décrit même comme « son plus grand fan ».
Et pour l’US Open, logique : Becker espère évidemment voir Zverev au sommet.
Reste que le calendrier du tournoi en République américaine pourrait être moins simple que ce qu’on voudrait.
Zverev doit notamment participer à une épreuve en double mixte, un format qui fait débat depuis son évolution récente.
Bref : entre l’entraînement, les histoires et les choix de compétition, on n’est pas au bout des discussions.
Points à retenir
- Zverev conteste la “légende” de l’entraînement extrême de Becker, mais il évite le clash : l’amour de la rivalité, ça se travaille aussi.
- Ses séances correspondent à une structure plutôt classique : matin (9 h–11 h) puis après-midi (16 h–19 h). Rien d’exotique, juste du sérieux.
- L’écart entre les récits de Becker et la réalité décrite par Zverev paraît moins grand qu’on pourrait l’imaginer au premier degré.
- Becker joue le rôle du supporter invétéré : un discours qui pèse, même quand les phrases précédentes ont mis un peu de piment.
- À l’US Open, la participation au double mixte ajoute une couche de complexité—et pas seulement sur le court.
Au fond, ce qui m’intéresse là-dedans, ce n’est pas seulement “qui s’entraîne le plus”, mais pourquoi ces récits reviennent sans cesse.
Les chiffres, les horaires, les détails : tout ça devient vite une façon de raconter sa vision du haut niveau.
Et si je suis honnête, je préfère quand les performances parlent—tout en gardant un œil sur les narrations, parce que dans le sport, elles ont aussi leur rôle.
En tant que journaliste, je trouve justement que ce genre de séquence mérite qu’on prenne un peu de recul : la vérité brute est souvent moins spectaculaire… mais elle est plus utile.