mar. Oct 6th, 2026
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L’équipe Movistar espère qu’Enric Mas pourra finir l’année en beauté, après sa victoire sur la Vuelta à España. Et si la saison n’est pas encore tout à fait terminée, c’est aussi parce que plusieurs courses peuvent encore redistribuer les cartes dans l’ultime ligne droite.

5. Tre Valli Varesine : la dernière chance des spécialistes des classiques

Le premier rendez-vous important arrive presque immédiatement : la Tre Valli Varesine se déroule ce mardi, entre Busto Arsizio et Varese, sur 196,1 km. Une épreuve qui s’inscrit dans le bloc des classiques italiennes, très suivi dès la première semaine d’octobre.

Le test est particulièrement intéressant : on y retrouve des profils très différents. Grimpeurs percutants, coureurs habitués aux ascensions courtes typiques des classiques, et surtout ceux qui ont encore de la fraîcheur “fin de saison” dans les jambes.

Après la Coppa Agostoni et la Coppa Bernocchi, beaucoup de coureurs qui choisissent l’Italie pour conclure l’année arrivent avec un travail désormais calé au millimètre… et des jambes prêtes à faire semblant d’être indestructibles.

Autre détail : cette course arrive juste après les Championnats d’Europe. Pour certains, c’est une répétition avant le Lombardie ; pour d’autres, une ouverture encore réelle vers une victoire en 2026.

Enric Mas, vainqueur de la Vuelta à España 2026
Enric Mas devrait disputer la Tre Valli Varesine et le Il Lombardia 2026.

4. Gran Piemonte : la dernière grosse opportunité pour les finsisseurs rapides

Deux jours après la Tre Valli, place à la Gran Piemonte, ce jeudi. Au programme : 185 km entre Asti et Bra, avec environ 2 500 mètres de dénivelé. Le parcours combine une première partie plutôt régulière et une fin beaucoup plus exigeante, avec plusieurs côtes capables de resserrer le peloton avant l’arrivée.

Résultat : difficile de ranger la course dans une seule case. Ce n’est pas uniquement une épreuve pour grimpeurs, mais ce n’est pas non plus un décor parfait pour les purs sprinteurs.

En revanche, elle peut convenir à des coureurs capables de tenir le rythme sur les ascensions tout en conservant suffisamment de vitesse pour les derniers kilomètres.

Pour beaucoup d’équipes, le gain d’une telle course reste précieux : dans une saison aussi longue, une victoire “de fin de calendrier” fait souvent la différence entre terminer sur une belle note… ou avec un petit regret dans le coffre.

3. Paris-Tours : le dernier grand duel pour les spécialistes

Pendant que l’Italie attire une grande partie de l’attention, la France a aussi son grand dernier acte avec Paris-Tours, prévu dimanche.

Sur 216,2 km, l’épreuve change totalement de décor : pistes de vignobles et secteurs sur gravier transforment la fin en test de résistance, de placement et de capacité à traverser une course nerveuse sans perdre la lucidité.

Paris-Tours représente aussi l’une des dernières grandes chances de la saison pour les spécialistes des courses d’un jour dont le principal objectif n’était pas le Lombardie.

Et c’est précisément pour cela que l’épreuve peut prendre un relief particulier : lorsque les plus grosses têtes ont déjà fini de “tourner” côté Italie, il reste encore une fenêtre pour ceux qui n’ont pas dit leur dernier mot.

2. Giro del Veneto : l’examen final

Le Giro del Veneto, le 14 octobre, entre la région du Veneto et Vicence, sur 176 km, s’impose comme un autre gros rendez-vous de la fin de saison européenne.

Après Il Lombardia, l’épreuve n’a évidemment pas le même contexte. Certains auront déjà bouclé leur programme, tandis que d’autres utiliseront ces dernières dates pour prolonger un rythme encore en cours.

Ce décalage pourrait rendre la course particulièrement ouverte.

Elle sera également un dernier espoir pour des équipes qui poursuivent encore une victoire dans l’automne italien, histoire de conclure le bloc avec un résultat marquant.

1. Il Lombardia : le Monument final de l’année

Et puis il y a, comme souvent, Il Lombardia. Le Monument italien se tient samedi, entre Bergamo et Como, sur 239 km. Le parcours retrouve une fin exigeante, avec une double ascension de San Fermo della Battaglia et le passage par Civiglio avant la descente finale vers Como.

Mais un détail change tout : Tadej Pogacar ne sera pas au départ.

Le Slovène avait ces dernières années transformé le Lombardie en terrain de chasse privilégié, mais cette fois, il faudra bien trouver un nouveau leader. Et, forcément, cela ouvre de grandes perspectives à ceux qui attendent leur moment depuis tout le calendrier.

Primož Roglič, Remco Evenepoel, Brandon McNulty, Tom Pidcock, Isaac del Toro et d’autres cadors pourraient se présenter selon leurs choix de dernière minute. Enric Mas devrait en tout cas mener les couleurs de Movistar Team, après sa victoire à la Vuelta à España 2026.

Et McNulty arrive avec une motivation supplémentaire : il a récemment remporté le Championnat du monde de Montréal et a enfilé le maillot arc-en-ciel dès le Giro dell’Emilia. Son programme italien inclut les classiques d’automne et le Lombardie, ce qui lui donne plusieurs occasions de viser un succès… en rouge, blanc, et bleu, façon champion du monde.

Les cinq dernières grandes courses de 2026

Course Date Ce que cela peut changer
Tre Valli Varesine 06/10/2026 Dernière opportunité pour beaucoup de spécialistes des classiques
Gran Piemonte 08/10/2026 Confrontation ouverte entre grimpeurs et finsisseurs costauds
Il Lombardia 10/10/2026 Monument final et grand duel sans Pogacar
Paris-Tours 11/10/2026 Dernière grosse classique française
Giro del Veneto 14/10/2026 Dernières victoires importantes sur le calendrier italien

Points à retenir

  • La fin de saison n’est pas “une seule course” : elle ressemble plutôt à une série de tests où chaque épreuve a son propre scénario.
  • Tre Valli Varesine et Gran Piemonte peuvent profiter aux coureurs capables de survivre aux côtes… puis de remettre une accélération sans se raconter d’histoires.
  • Paris-Tours apporte un décor plus rugueux (et plus chaotique) que les classiques italiennes : placement et gestion des efforts comptent autant que la forme.
  • Le Giro del Veneto arrive avec un contexte variable, ce qui rend la course potentiellement plus difficile à prévoir.
  • Le Lombardie perd un repère majeur avec l’absence de Pogacar : pour les autres, c’est une ouverture concrète, même si “concrète” ne veut pas toujours dire “facile”.

À regarder ce programme, je me dis une chose : la meilleure manière de finir une saison, c’est de ne pas attendre le grand soir… et de saisir les opportunités quand elles passent. Et si je peux me permettre un avis de journaliste un peu engagé, alors voilà : quand il n’y a pas un seul favori intouchable, le spectacle devient plus collectif, plus imprévisible, et c’est souvent là que le cyclisme rappelle qu’il n’est pas seulement une vitrine de résultats, mais aussi une histoire qui se construit course après course.


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