lun. Juil 20th, 2026
Fallece Luis Zubero, ciclista del mítico KAS, a los 77 años

Le monde du cyclisme basque est en deuil suite au décès de Luis Zubero, survenu à l’âge de 77 ans. Originaire de Zeberio, ce coureur a vu le jour le 18 mars 1948 et a brillamment évolué dans l’équipe légendaire KAS de 1968 à 1974.

Après son passage au sein de KAS, il a renforcé l’équipe Monteverde et a terminé sa carrière professionnelle chez Furzi en 1976.

Zubero a su se distinguer dès ses débuts en amateur, remportant des titres de champion de Bizkaia et d’Espagne en 1967.

À l’échelle professionnelle, il a remporté le Circuit de Pâques et le GP de Sabiñánigo. Il a également terminé deuxième lors d’une étape du Tour de France en 1970, à seulement 1:35 du légendaire Eddy Merckx, lors d’une arrivée à Grenoble.

Au cours de sa carrière, il a participé à des événements notables tels que les Jeux Olympiques de Mexico en 1968, quatre Tours de France (1970, 1971, 1973 et 1974), trois Tours d’Italie (1971, 1973 et 1974) et une Vuelta, en plus de la célèbre Euskal Herriko Itzulia entre 1969 et 1976. Après avoir pris sa retraite, il a ouvert un magasin de vente et de réparation de vélos à Bilbao.

Récemment, notre équipe a eu l’occasion de visiter Luis Zubero, qui se remémorait son parcours professionnel et l’évolution des vélos depuis son époque.

“Les vélos italiens étaient considérés comme les Ferrari de leur temps”, confiait-il alors, avec un regard pétillant de passion, tandis que ses mains animaient l’air dans son atelier Ciclos Zubero, son foyer durant plus de trente ans.

Luis Zubero, à l’époque du KAS.

La chute à Marseille

Luis Zubero, grand bavard, se remémorait sa chute lors d’une étape du Tour à Marseille. “Je me souviens d’une descente où je me suis violemment heurté”, racontait-il, évoquant une chute marquante.

“Le choc m’a été si violent que mes chaussures ont fini par s’envoler !” se moquait-il de cette anecdote, qui lui avait laissé des souvenirs de camaraderie avec ses coéquipiers. Tel était l’esprit du KAS : des quichottes et des sanchos, toujours prêts à soutenir les autres.

“À l’époque, on n’avait pas de cales automatiques, imaginez si j’en avais eu !”, se remémorait-il, nostalgique d’une époque où chaque vélo pesait son poids.

“Mon vélo pesait plus de neuf kilos, mais il était maniable”, se souvenait-il des Massi qu’ils utilisaient lors des Tours, une compétition impitoyable.

“Tout le monde est nerveux pendant la première semaine. Puis, au fur et à mesure, les luttes s’intensifient”, relatant ses expériences avec humour et vivacité.

“Tu devais t’adapter à la bicyclette, plus qu’elle à toi”, poursuivait Luis, tout en regrettant sa vélo Marotias, qui l’avait accompagné aux Jeux Olympiques de 1968.

“Ce vélo était pour moi comme un gant. Malheureusement, je ne sais pas ce que j’en ai fait. Quelle tristesse.” Sa triste nouvelle reste gravée dans nos esprits. Goian bego.

Points à retenir

  • La carrière de Luis Zubero a véritablement débuté en amateur avec quelques titres nationaux.
  • Il a fait partie de l’équipe KAS, emblématique du cyclisme basque.
  • Sa participation à des compétitions prestigieuses souligne l’ampleur de son talent.
  • L’humour et l’esprit de camaraderie ont marqué son parcours avec ses coéquipiers.
  • Les vélos de l’époque ont leur charme, mais pesaient un certain poids sur les épaules des coureurs.

En réfléchissant à l’héritage de Luis Zubero, je me demande comment l’esprit de camaraderie et de compétition qu’il a incarné peut perdurer dans le cyclisme actuel. Les jeunes coureurs trouveront-ils cette même passion, cette même authentique simplicité ? Le débat reste ouvert. Comme journaliste, je suis convaincu que le cœur du cyclisme réside dans ces histoires partagées, et j’espère que d’autres suivront ses traces, avec autant de bravoure.


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