Natnael Tesfatsion s’est imposé ce dimanche sur le Circuit de Getxo, décrochant ainsi sa deuxième victoire de la saison, après son succès à Dunkerque le mois dernier de mai. Le coureur du Movistar Team a confirmé, avec panache, la belle forme qu’il affichait ces dernières semaines, avant de lever les bras à l’issue d’un sprint final très solide.
Au passage par la montée de Pike, Tesfatsion a concédé quelques mètres à ses adversaires. Mais loin de se crisper, il a gardé son calme, en attendant le bon moment. Dans le dernier kilomètre, il est repassé devant et a lancé son sprint décisif pour aller chercher une victoire méritée.

Ce succès arrive après plusieurs prestations qui laissaient déjà entrevoir une progression sérieuse. Sur la Clásica de Ordizia, il termine troisième, puis cinquième sur la Clásica Castilla y León : dans ces deux courses, il fait partie des coureurs les plus solides. À Getxo, le scénario s’est enfin inversé en sa faveur.
Avec cette victoire, Tesfatsion signe sa deuxième réussite en 2026 et enchaîne sur une dynamique positive, juste avant d’aborder les prochaines échéances du calendrier. La saison est encore longue, mais pour l’instant, la trajectoire ressemble à quelque chose de bien tracé.
Points à retenir
- À la montée de Pike, Tesfatsion a laissé passer du monde… avant de reprendre ses distances au bon moment. Comme quoi, se faire remonter n’est pas toujours un drame.
- Son dernier kilomètre a fait la différence : il revient en tête, puis il déclenche le sprint final sans paniquer.
- Cette victoire n’arrive pas “par hasard” : les résultats précédents (3e puis 5e) confirmaient déjà une forme en hausse.
- Deux victoires en 2026, ça commence à compter pour la confiance… et la confiance, en cyclisme, ça pèse parfois autant que les jambes.
Personnellement, j’aime ce genre de course où la tactique n’est pas un slogan : ici, attendre, gérer l’écart, puis choisir le bon moment pour attaquer. Ça donne envie de suivre la suite, parce que si Tesfatsion continue sur cette lancée, la saison va demander de la lucidité aux équipes… et de la patience aux spectateurs. Et puisque nous sommes en sport, je le dis comme je le pense : il faut aussi défendre ce cyclisme qui laisse de la place à l’intelligence de course, pas seulement à la puissance brute — même si, soyons honnêtes, ce sprint final a dû faire un peu de bruit.