Après tout, je ne suis pas cycliste dans l’âme… mais l’idée du service de vélos en libre-service de Hereford, les vélos Beryl, me plaît bien. Le principe est simple : on récupère deux roues dans l’un des nombreux emplacements disséminés dans la ville.
La dernière fois que j’ai réellement enfourché un vélo, c’était en septembre 2020. À l’époque, le Hereford Times avait organisé une course façon Top Gear à travers Hereford. Depuis, même si je vais parfois à la salle, la piscine reste de loin mon terrain de jeu le plus naturel.
Et puis, ce samedi midi, avec des températures autour de 25°C, j’ai eu envie de laisser la voiture au garage pour voir ce qu’il en était. Oui, on a déjà vu des vélos Beryl partir en fumée ou se retrouver coincés dans un arbre, mais je trouve quand même le dispositif intéressant : il pousse les gens à bouger et, accessoirement, à retirer quelques voitures de la route.
Je me dirigeais vers High Town pour faire quelques photos et passer par le tout nouveau café Smoke Show, dans Eign Gate. De quoi me donner une excuse parfaitement valable pour tester les vélos Beryl comme il faut.
Le parcours d’activation, y compris via l’application sur smartphone, est franchement facile.
Un vélo a toutefois refusé de se débloquer une première fois. Aucun drame : il y en avait d’autres à proximité, j’ai juste pris la seconde option et c’était reparti.
J’ai privilégié les pistes et itinéraires cyclables quand c’était possible. Résultat : moins d’interactions avec le trafic, ce qui m’a rassuré. En voiture, je n’aime vraiment pas me retrouver coincé dans les bouchons… ni attendre au feu rouge.
Le trajet aller, long de 2,18 miles, m’a pris 13 minutes et 48 secondes sur un vélo standard.
D’après mon Apple Watch : 9,4 mph de moyenne, un pic à 14,3 mph, et 88 calories actives brûlées.
Une fois arrivé, mes jambes avaient clairement compris qu’elles avaient « bossé ». Et c’est là qu’on réalise une évidence : cycler et nager, ça n’emploie pas du tout les mêmes muscles.
Pour le retour, disons que j’ai privilégié la journalisme… plutôt que l’inconfort personnel. J’ai donc opté pour un vélo électrique. Autant être honnête : ça change la donne.
Le trajet de retour, de 2,28 miles, s’est déroulé en 10 minutes et 37 secondes.
Ma vitesse moyenne a bondi à 12,9 mph, j’ai brièvement atteint 19,3 mph, et j’ai encore brûlé 96 calories actives.
À part un virage un peu pris « un poil plus vite que prévu » depuis Hinton Road vers Putson Avenue, et une petite rencontre avec une Fiesta qui arrivait en face, tout s’est passé sans stress.
Côté prix : 1,75 £ pour le vélo standard, 3,18 £ pour l’e-bike. En voiture, on pourrait dire que c’est moins cher si l’on compte seulement parking et carburant — mais il faut aussi intégrer assurance, taxe, contrôle technique et usure. Le calcul devient vite moins romantique que la promenade du week-end.
Le seul vrai bémol, ce n’était ni les vélos, ni les trajets, ni même le coût. Après un effort plutôt modéré (pas une séance de torture), je suis rentré au bureau un peu plus chaud que je ne l’aurais souhaité.
Par 25°C, faire du vélo reste forcément plus « transpirant » qu’une voiture climatisée.
Alors, est-ce que je vais vendre ma voiture et vivre en mode lycra permanent ? Non. Je ne suis pas prêt pour ça. Mais je sais une chose : je reprendrais bien un vélo pour relier Rotherwas au centre-ville, sans même avoir à en faire tout un fromage.
Avouer ça me fait légèrement grincer des dents en tant que conducteur convaincu… mais pour ce trajet précis, ce n’était pas seulement une option potentiellement plus saine, et peut-être pas plus coûteuse : ça pouvait aussi s’avérer plus logique. Oui, j’ai dit logique. On va le garder entre nous.
Points à retenir
- L’application et la prise en main des vélos sont simples : en pratique, on ne passe pas sa vie à chercher comment ça marche.
- Les itinéraires cyclables permettent de limiter le stress lié à la circulation — et, honnêtement, c’est déjà une grande partie du combat.
- Le vélo électrique fait gagner du temps et réduit l’effort perçu, surtout sur un trajet retour.
- Sur une journée à 25°C, le vélo reste plus chaud que la voiture : c’est moins « transport climatisé », plus « corps en action ».
- Les coûts ne se résument pas au prix de la course : avec la voiture, il faut aussi additionner les dépenses qui ne se voient pas sur une petite note.
Au final, ce que je retiens, c’est que le vélo (même occasionnel) n’est pas juste une lubie de gens motivés : c’est un outil pratique pour certains trajets, et pas seulement pour les sportifs. Et si moi, qui préfère la piscine, je me suis surpris à apprécier l’expérience… alors il y a de quoi s’interroger sérieusement sur notre façon de se déplacer. En tant que journaliste, je trouve ça important de regarder les solutions concrètes, pas les débats de principe : quand un trajet devient plus simple, plus sain et moins dépendant de la voiture, ça vaut la peine d’en discuter — et de le faire sans rougir.