Une phrase simple qui pourtant évoque un avenir où les figures emblématiques du cyclisme sur route considèrent la boue hivernale non pas comme un risque, mais comme une véritable ressource.
Modèle multi-discipline en plein essor
Avec l’arrivée imminente de points de classement UCI en dehors de la route, les gains pourraient revêtir un aspect stratégique tout autant que développement personnel.
« Pour l’équipe Visma | Lease a Bike, les points de Wout van Aert n’ont pas vraiment d’importance, mais pour les petites équipes, c’est intéressant. L’équipe Jayco AlUla compte le champion du monde de VTT. EF Education-EasyPost a constitué une équipe de cyclo-cross. Ce sont des premiers pas dans la bonne direction. »
La Flandre reste le cœur du cyclo-cross — mais l’expansion s’accélère
Malgré l’essor de nouvelles destinations comme Benidorm, Van Den Abeele souligne que la Belgique demeure le moteur spirituel et économique du cyclo-cross :
« Le cyclo-cross est toujours très vivant en Flandre, mais je suis particulièrement heureux de voir qu’il gagne en popularité en dehors de notre région. Les Mondiaux à Liévin ont été un grand succès. Benidorm est devenu un événement incontournable, Tabor reste une classique. Mais je ne peux pas le nier : les courses en Flandre sont toujours les plus fortes. »
Cependant, il estime qu’il est essentiel d’élargir le calendrier avec précaution : « Un réajustement complet n’a pas de sens… mais deux grandes courses internationales de plus équilibreraient les choses. »
Inclusion olympique : toujours en lice et potentiellement transformative
Le cyclo-cross est toujours en discussion pour être intégré aux Jeux Olympiques d’hiver de 2030. « Ce n’est pas encore approuvé, mais ce n’est pas non plus tombé aux oubliettes. »
Et si le CIO donne son feu vert, Van Den Abeele est convaincu que l’investissement national et les parcours pour les coureurs changeraient du jour au lendemain. « Ce serait un pas vers la pleine reconnaissance du cyclo-cross. Les fédérations seraient alors prêtes à investir. Trop de talents se perdent encore… Mathieu van der Poel prouve que la combinaison fonctionne : sept fois champion du monde en cyclo-cross, il remporte encore ses classiques chaque année. »
Pour une discipline ancrée dans les sentiers agricoles flamands, les anneaux olympiques seraient la validation ultime et pourraient amener les plus grandes stars du sport à revoir leur rapport à la compétition hivernale.
Points à retenir
- La polyvalence des coureurs pourrait redéfinir les dynamiques de compétition.
- La popularité croissante du cyclo-cross en dehors de la Belgique suscite un intérêt palpable.
- Une expansion mesurée du calendrier pourrait équilibrer le sport mondialement.
- L’inclusion olympique pourrait transformer la reconnaissance du cyclo-cross à une échelle sans précédent.
Et alors, qu’en est-il réellement de l’avenir du cyclo-cross ? Pour ma part, je crois que cette discipline, avec ses racines profondes et sa montée en popularité, pourrait bien devenir l’une des histoires les plus captivantes des prochaines années. Nous avons misé sur le potentiel du cyclisme, il est temps maintenant de le voir s’épanouir sous nos yeux.