lun. Juil 20th, 2026
🎥 Anyone who saw Tom Pidcock dominate for Q36.5 on a 22 percent (!) climb should’ve known better back then
En tant qu’amateurs de cyclisme, nous avons souvent tendance à nous illusionner sur l’état de forme de nos coureurs préférés. Ceux qui sont déjà en forme dès janvier sont souvent trop en avance, tandis que ceux qui ne commencent qu’en juin ont généralement déjà pris du retard. Tom Pidcock, lui, a surpris tout le monde en affichant une forme exceptionnelle dès janvier 2025 dans le désert d’AlUla. Peut-être que ceux qui doutaient de lui auraient dû réfléchir à deux fois.

Revenons au 31 janvier de cette année. Lors de la tournée d’AlUla 2025, les coureurs ont parcouru 140,9 kilomètres, en partant de Maraya pour rejoindre les Skyviews de Harrat Uwayrid, sous un agréable 21 degrés Celsius.

Pidcock a commencé la journée en leader au classement général, après avoir prouvé qu’il était le meilleur puncher lors de la deuxième étape avec une victoire au sommet du mont Bir Jaydah. Rainer Kepplinger (Bahrain Victorious) et Alan Hatherly (Jayco AlUla) n’ont pas pu l’inquiéter. Sa décision de faire l’impasse sur le cyclo-cross cet hiver s’est avérée judicieuse.

Pidcock a commencé l’année sans attentes particulières

Le Britannique a subi une critique considérable cet hiver. D’abord, il y a eu le changement très commenté de l’équipe INEOS Grenadiers vers Q36.5 Pro Cycling. Les rumeurs sur les raisons de ce choix n’ont pas manqué, mais Pidcock a préféré se concentrer sur la compétition. Contrairement aux trois saisons précédentes où il était présent sur le Tour de l’Algarve en février, cette fois-ci il a choisi de débuter quelques semaines plus tôt.
Il a confirmé qu’il aborde cette saison sans attentes. “Nous avons accepté que cela puisse être un peu une année de transition pour construire l’avenir”, a-t-il déclaré, évoquant 2025. Son départ en force lors de la tournée d’AlUla n’était donc pas prévu. “Après l’hiver, on ne sait jamais exactement où l’on en est”, reconnaissait-il, après sa victoire d’étape en janvier.
Tom Pidcock

Pidcock a conçu une forte avance, avançant seul contre le vent

Pidcock a marqué les esprits sur une montée à 22%

Après sa victoire d’étape au jour 4 à AlUla, la réaction était différente. Pidcock avait lui-même constaté qu’il était en très grande forme lors de l’ascension décisive de 2,9 kilomètres à 12% (et jusqu’à 22% par moment). “J’ai beaucoup travaillé pour des efforts comme celui-ci. Je crois avoir battu mes meilleurs temps sur cinq et dix minutes cette semaine, donc je suis clairement en forme”, affirmait-il.
Ce fut un véritable témoignage de sa puissance en ce début de saison. Bien que ses adversaires étaient de deuxième niveau, des doutes persistaient. Pidcock avait déjà montré sa force avec une victoire d’étape à l’Algarve, mais cela ne s’était pas toujours traduit par de bons résultats ensuite. Cela semble différent en 2025. La tournée d’AlUla 2025 n’était que le début d’un nouveau chapitre pour Tom Pidcock.

Aussi facilement qu’il a grimpé un dénivelé de 22%, Pidcock a rapidement été vu en tête d’affiche, rivalisant avec Tadej Pogacar lors des Strade Bianche. Il a réussi à distancer Jonas Vingegaard lors de la Vuelta a España, et a doublé son palmarès avec cinq victoires. La troisième place au classement final de la Vuelta est son résultat le plus marquant, tout cela grâce à son élan pris dans le désert d’AlUla.

Points à retenir

  • Les illusions sur la forme des cyclistes peuvent mener à des jugements erronés.
  • Des choix stratégiques, comme celui de ne pas faire de cyclo-cross, peuvent porter leurs fruits.
  • Les débuts de saison sont souvent synonymes d’incertitude, même pour les meilleurs.
  • Pidcock montre que le travail acharné peut donner de réels résultats, même après une période de transition.
  • Le début d’année 2025 pourrait s’avérer déterminant pour l’avenir de Pidcock.

En tant que passionné de cyclisme, je me trouve à réfléchir sur la nature volatile de ce sport. La performance d’un coureur peut varier d’une saison à l’autre, souvent pour des raisons imprévisibles. La reconnaissance du travail fourni par Pidcock nous rappelle que l’engagement à long terme est souvent la clé de la réussite. En fin de compte, c’est l’écrin du cyclisme professionnel qui nous pousse à nous interroger sur nos propres attentes et sur la manière dont nous appréhendons le succès.


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