Impossible d’imaginer un Tour de France sans un final qui claque… et impossible de faire mieux que l’Alpe d’Huez. Les deux dernières étapes prévoient, avant l’arrivée, l’ascension de l’une des montagnes les plus iconiques de la Grande Boucle.
Au programme de la 19e étape : le Col du Bayard (2e catégorie, 4,7 km à 7,2 %), le Col du Noyer (1re catégorie, 7,2 km à 8,5 %) et le Col d’Ornon (2e catégorie, 5,4 km à 6,4 %). Et pour l’ascension décisive, place à un niveau Hors Catégorie, avec 13,8 km à 8,1 %.
Une étape relativement courte, moins de 128 km, mais qui s’annonce redoutable : le parcours est exigeant, et l’ambiance promet d’être dense. Déjà le jeudi 23 juillet, l’organisation du Tour a dû fermer l’accès en voiture à l’Alpe d’Huez de 14 h à minuit, jusqu’au dimanche 26 juillet, ne laissant la possibilité d’accès qu’aux piétons et aux cyclistes amateurs, faute de place… ou plutôt par manque de marge pour absorber l’affluence.
Points à retenir
- La 19e étape enchaîne plusieurs cols avant la montée finale, avec des pourcentages qui ne laissent pas trop de temps à la rêverie.
- Le col décisif en Hors Catégorie (13,8 km à 8,1 %) arrive à un moment où les jambes ont souvent déjà “payé” leur ticket.
- Malgré la distance modeste, l’étape ressemble davantage à un test d’endurance en continu qu’à une simple formalité.
- Les restrictions d’accès à l’Alpe d’Huez visent clairement à gérer l’affluence : on comprendra vite que tout le monde veut être là, et que ce n’est pas toujours compatible avec la circulation.
Au fond, ce qui me frappe, c’est ce contraste : une étape “courte” sur le papier, mais pensée pour faire monter la pression sur la route et au milieu des spectateurs. Comme journaliste, je trouve ça presque rassurant : tant que la compétition passe par de vrais défis, et pas juste par des kilomètres alignés, on garde un Tour qui a du sens. Et si on veut que l’événement reste accessible et respectueux, il faut aussi continuer à encadrer l’afflux avec des décisions concrètes, sans faire semblant.