mar. Juil 21st, 2026
CyclingUpToDate.com

Julian Alaphilippe, sacré champion du monde en 2020 à Imola et à Louvain, a vécu des moments d’exception, notamment lors de son mythique Tour de France 2019 où il a remporté deux étapes, dont une en jaune, consacrée à un contre-la-montre. Il a passé une grande partie de cette course en tête, faisant rêver la France d’une victoire qui attendait depuis près de 40 ans. Bien que ce rêve n’ait pas été concrétisé, Alaphilippe peut se remémorer ces exploits avec fierté, affichant six victoires dans le Tour, ainsi que des succès remarquables au Giro, à la Vuelta, à Milan-San Remo, aux Strade Bianche et à la Clásica San Sebastián, pour ne citer qu’eux. Cependant, en 2022, son niveau a chuté, en partie à cause de nombreuses chutes et maladies, mais aussi en raison des tensions avec Patrick Lefevere, qui critiquait la performance d’un coureur pesant lourdement sur le budget de l’équipe. Bien que Lefevere ait insisté sur le fait que cela n’était pas personnel, les commentaires inappropriés à l’égard de la femme d’Alaphilippe, Marion Rousse, ont exacerbé les tensions. Au final, Alaphilippe a quitté l’équipe à la fin de 2024, tout comme Lefevere.

Julian Alaphilippe

Alaphilippe a porté les couleurs de champion du monde pendant deux ans chez Quick-Step. @Sirotti

Un début compliqué, mais Tudor renforce sa présence médiatique

Tout au long de l’année, Tudor Pro Cycling a fait des efforts notables pour se positionner sur la scène cycliste, intégrant de grands noms comme Alaphilippe, ancien champion du monde et vainqueur d’étapes de Grands Tours. Malgré ces atouts, les résultats n’ont pas été à la hauteur. Alaphilippe, malgré son talent, a souffert du manque de courses adaptées à son style. En effet, des coureurs comme Tadej Pogacar et Remco Evenepoel ont dominé, rendant la compétition difficile pour les puncheurs purs comme lui. Son attaque lors de l’Amstel Gold Race n’a pas conduit à un podium, mais a tout de même marqué les esprits.

Amstel Gold Race

Alaphilippe n’a pas affiché de résultats marquants mais a su créer une certaine aura. @Imago

Meilleur niveau de grimpe jamais atteint au Tour de Suisse ?

Avec l’été est arrivée une version plus performante d’Alaphilippe. Son cinquième place au général du Tour de Suisse, notamment lors de montées difficiles, est une performance impressionnante pour un coureur qui ne se considère pas comme grimpeur. Son placement dans l’étape 2, derrière des poids lourds comme van der Poel et Pogacar, montre qu’il ne doit pas être sous-estimé. Toutefois, gagner le Tour exige des jambes parfaites, un peu de chance et un excellent timing.

Julian Alaphilippe à la grimpe

Alaphilippe, le grimpeur ? @Sirotti

Forte conclusion de saison

Alaphilippe a cru qu’il avait remporté l’étape 15 à Carcassonne, une victoire qui aurait pu changer le cours de sa saison. Malheureusement, il a découvert qu’il avait été devancé par deux autres coureurs. Après une attaque mémorable en avril, il a terminé sa saison sur une note encourageante en remportant le GP de Québec, ce qui lui a donné un regain de confiance et à Tudor une belle visibilité. Il a également pris une belle troisième place à Tre Valli Varesine, affirmant encore la position de son équipe sur la scène internationale.

Julian Alaphilippe célébrant au GP de Québec

Alaphilippe a remporté le GP de Québec, mais a cru à tort qu’il avait également gagné au Tour de France. @Imago


Points à retenir

  • Alaphilippe a connu un parcours en dents de scie, partagé entre gloire et défis.
  • La tension avec Patrick Lefevere a sans doute terni son expérience.
  • Sa victoire au GP de Québec montre qu’il peut encore briller malgré des périodes difficiles.
  • Tudor Pro Cycling utilise sa notoriété pour s’installer dans le paysage cycliste, mais les résultats sont encore en attente.
  • La concurrence s’intensifie, rendant la quête de victoires plus ardue pour les puncheurs.

En conclusion, il est essentiel de reconnaître que chaque coureur traverse des périodes de hauts et de bas. Alaphilippe n’échappe pas à cette règle. Personnellement, je trouve fascinant de voir comment les athlètes réagissent face à l’adversité. Ne serait-il pas intéressant de discuter du soutien dont ils ont besoin pour évoluer même dans l’ombre de leurs rivaux ? Une question à méditer, en tant que journalistes engagés.


Partager : X Facebook WhatsApp LinkedIn Reddit

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *