Julian Alaphilippe, sacré champion du monde en 2020 à Imola et à Louvain, a vécu des moments d’exception, notamment lors de son mythique Tour de France 2019 où il a remporté deux étapes, dont une en jaune, consacrée à un contre-la-montre. Il a passé une grande partie de cette course en tête, faisant rêver la France d’une victoire qui attendait depuis près de 40 ans. Bien que ce rêve n’ait pas été concrétisé, Alaphilippe peut se remémorer ces exploits avec fierté, affichant six victoires dans le Tour, ainsi que des succès remarquables au Giro, à la Vuelta, à Milan-San Remo, aux Strade Bianche et à la Clásica San Sebastián, pour ne citer qu’eux. Cependant, en 2022, son niveau a chuté, en partie à cause de nombreuses chutes et maladies, mais aussi en raison des tensions avec Patrick Lefevere, qui critiquait la performance d’un coureur pesant lourdement sur le budget de l’équipe. Bien que Lefevere ait insisté sur le fait que cela n’était pas personnel, les commentaires inappropriés à l’égard de la femme d’Alaphilippe, Marion Rousse, ont exacerbé les tensions. Au final, Alaphilippe a quitté l’équipe à la fin de 2024, tout comme Lefevere.
Alaphilippe a porté les couleurs de champion du monde pendant deux ans chez Quick-Step. @Sirotti
Un début compliqué, mais Tudor renforce sa présence médiatique
Tout au long de l’année, Tudor Pro Cycling a fait des efforts notables pour se positionner sur la scène cycliste, intégrant de grands noms comme Alaphilippe, ancien champion du monde et vainqueur d’étapes de Grands Tours. Malgré ces atouts, les résultats n’ont pas été à la hauteur. Alaphilippe, malgré son talent, a souffert du manque de courses adaptées à son style. En effet, des coureurs comme Tadej Pogacar et Remco Evenepoel ont dominé, rendant la compétition difficile pour les puncheurs purs comme lui. Son attaque lors de l’Amstel Gold Race n’a pas conduit à un podium, mais a tout de même marqué les esprits.
Alaphilippe n’a pas affiché de résultats marquants mais a su créer une certaine aura. @Imago