Lennart Jasch, coureur de l’équipe Tudor Pro Cycling, a réussi à s’imposer lors de la difficile quatrième étape du Tour des Alpes, reliant Arco à Trento, marquant ainsi sa première victoire professionnelle.
Ce jeune Allemand de 25 ans, membre de l’équipe de développement de Tudor, mais à l’œuvre avec l’équipe principale cette semaine, a pris la tête de la course à 150 km de l’arrivée sur un parcours de 168 km. Il a démontré sa force, s’échappant seul à 25 km de la ligne pour aller décrocher la victoire.
Jasch a su résister à un groupe d’aspirants au classement général, franchissant la ligne 10 secondes avant Matteo Sobrero (Lidl-Trek) et le local Federico Iacomoni (Team UKYO). Son coéquipier Florian Stork a terminé au quatrième rang, à 20 secondes derrière.
« Je n’arrête pas d’y croire, je ressens une multitude d’émotions », a déclaré Jasch après sa victoire. « J’étais venu ici pour aider Michael Storer à gagner le général, et voilà qu’on me pose ces questions. C’est un jour incroyable. Lorsque j’étais dans l’échappée, je sentais que c’était peut-être le meilleur jour de ma vie. J’ai eu des jambes incroyables et j’avais foi dès le départ. J’ai fait tout ce qu’il fallait pour atteindre la ligne, c’était juste fou. »
Aucune grosse modification dans le classement général n’a été constatée durant cette étape, tous les favoris arrivant en groupe derrière Jasch. Giulio Pellizzari (Red Bull-Bora-Hansgrohe) conserve la tête avec quatre secondes d’avance sur Thymen Arensman (Ineos Grenadiers) avant la dernière étape décisive.
Points à retenir
- Jasch, ancien patineur de vitesse, a réalisé un exploit en battant des grimpeurs renommés.
- L’étape fut particulièrement exigeante avec 4000 mètres de dénivelé.
- Un groupe de 50 coureurs s’est formé à l’arrière vers la fin, mais n’a pas réussi à rattraper les échappés.
- La victoire de Jasch ne vient pas sans un peu de chance, face à une peloton qui n’a pas réussi à s’organiser.
En regardant cette performance, je me demande jusqu’où peut aller ce jeune cycliste. Est-ce le début d’une carrière brillante, ou une simple étincelle qui s’éteindra rapidement ? Quoi qu’il en soit, sa détermination aujourd’hui rappelle à chacun de nous qu’avec suffisamment de travail et de persévérance, des rêves qu’on pensait impossibles peuvent devenir réalité. C’est ce que l’on appelle le véritable esprit du cyclisme.