Les chants de moquerie contre les clubs de football font partie de la tradition au Ballermann. Récemment, c’est le rappeur Finch qui s’est joint à cette ambiance, mais d’une manière qui a visiblement surpris plus d’un.
Finch s’attaque à RB Leipzig
Dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, Finch semble agacé par les chants dirigés contre le Borussia Dortmund. Il interrompt la foule avec un « Psst, psst, psst. »
Il poursuit en déclarant : « Je n’étais pas venu depuis un moment, et rien n’a vraiment changé. Vous faites toujours la même erreur : pourquoi chantez-vous contre Dortmund alors que nous avons des équipes comme RB Leipzig en première ligue ? »
Finch précise clairement qui devrait être ciblé par ces moqueries : « Il est devenu habituel d’accepter cela. Mais RB Leipzig, ça, il ne faut pas l’accepter. C’est tout. Jadijadijadiho, RB H****söhne. »
La raison de son aversion est simple : Finch est un fervent supporter de l’Union Berlin. Tout récemment, il s’est produit à « Rock im Park » à Nuremberg en arborant le maillot de son équipe. Comme beaucoup d’autres fans de l’Union, il n’hésite pas à critiquer RB Leipzig en tant que « construction marketing ».
Union contre RB : Une tradition de protestation
Lors des confrontations contre les Saxons, les supporters de l’Union respectent une tradition : rester silencieux les quinze premières minutes. Un acte qui est devenu une absurdité.
Sur l’île de Majorque, les insultes envers RB Leipzig et ses joueurs ne sont pas rares. En 2017, le chanteur Ikke Hüftgold avait fait sensation avec son morceau « Urensohn », un succès qui visait alors Timo Werner, un joueur de Leipzig.
Sur l’air de « Heaven is a place on earth », Ikke, de son vrai nom Matthias Distel, chantait : « Imo Erner n’est pas un Urensohn », suite à une simulation du buteur face à Schalke.
Points à retenir
- Finch, tout en étant rappeur, se révèle être un critique acerbe des comportements de supporters.
- La rivalité entre Union Berlin et RB Leipzig va bien au-delà du terrain.
- Les chants de protestation sont presque devenus un art à part entière.
- Une tradition d’inertie des supporters qui pourrait faire réfléchir sur l’évolution des chants et de leur impact.
En réfléchissant à ces dynamiques, on peut se demander : pourquoi certains clubs suscitent-ils tant de passion, de colère et d’attachement ? Est-ce uniquement une question de performance sur le terrain ou existe-t-il des dimensions plus profondes qui animent les supporters ? Dans tous les cas, la rivalité a encore de belles années devant elle, et il serait intéressant de voir comment tout cela évolue. En tant que journaliste engagé, je me demande ce que cela dit de notre société actuelle, où le spectacle et la rivalité suscitent tant d’émotions.