dim. Juin 14th, 2026

SANTA CLARA, Californie, le 13 juin (Reuters) – L’équipe de Suisse abordait la Coupe du Monde avec l’espoir de réaliser son meilleur parcours, mais son chemin est devenu nettement plus complexe après une série d’erreurs inattendues qui ont permis au Qatar, peu réputé, de décrocher un point lors de leur match d’ouverture dans le Groupe B.

Les Suisses étaient sûrs d’eux sous le soleil éclatant de samedi, affichant un jeu attrayant qui a ravi le public californien, bombardant le but qatari pendant presque toute la rencontre avec pas moins de 26 tentatives.

Ils ont ouvert le score rapidement grâce à un penalty de Breel Embolo, mais n’ont pas réussi à capitaliser sur cet avantage, essuyant un coup dur lors de la dernière minute. Un moment de relâchement défensif a permis à Boualem Khoukhi d’égaliser d’une tête, le ballon ayant dévié sur le défenseur Miro Muheim, provoquant des scènes de joie au sein de la formation qatarienne et laissant les Suisses sous le choc.

Bien que ce match ait marqué l’histoire pour le Qatar, qui a obtenu son tout premier point en Coupe du Monde, il s’agissait d’une autre désillusion pour les Suisses, qui semblent être victimes d’une malédiction lors des tournois avec cinq éliminations en huitièmes de finale lors de leurs six dernières participations.

Personne ne remettra en question le charisme du sélectionneur suisse Murat Yakin, qui a opté pour une stratégie offensive. Toutefois, le match aurait dû être facilement remporté par la Suisse.

Avec une attaque en panne, Yakin pourrait avoir besoin de repenser sa tactique avant les prochains matchs du Groupe B face à des adversaires plus coriaces, les co-organisateurs canadiens et la Bosnie, qui pourrait être un adversaire redoutable.

‘REVENIR À LA TABLE À DESSIN’

Si la Suisse doit se révéler comme une surprise potentielle de cette Coupe du Monde, Yakin a beaucoup de travail devant lui.

« Ça fait vraiment mal, » a-t-il déclaré, qualifiant ces points perdus de cruels.

« Maintenant, nous devons retourner à la table à dessin, évaluer le match et revenir plus forts. »

Yakin a abandonné la défense à quatre utilisée pendant la phase de qualification pour une formation avec trois défenseurs, incluant Denis Zakaria, qui a eu la liberté d’attaquer et a pris part à de nombreuses offensives.

Bien que la Suisse ait fait preuve d’inventivité, impressionnant par son énergie contre le Qatar, quelque chose n’était pas en place.

Il pourrait aussi regretter de ne pas avoir titularisé le jeune milieu de terrain offensif Johan Manzambi, qui a montré des éclairs de confiance et de créativité dès son entrée en jeu à la 66e minute.

Lorsque Embolo a donné l’avantage à la Suisse à la 17e minute, il semblait que les occasions allaient se multiplier, les joueurs suisses occupant l’ultime tiers de terrain, à l’exception de leur gardien.

Les attaques suisses étaient incessantes mais en fin de compte vaines, la frustration prenant le dessus et entraînant des fissures dans une défense pourtant solide qui n’avait encaissé que deux buts lors des qualifications.

« Nous avions une idée et nous voulions être très dominants, très offensifs », a affirmé Yakin.

« Nous avons créé de très bonnes occasions, mais malheureusement nous n’avons pas été toujours efficaces. Peut-être n’avons-nous pas été assez malins, pas assez précis finalement. »

Bon à savoir

  • Le Qatar a inscrit son premier point en Coupe du Monde, marquant ainsi un tournant historique pour le football du pays.
  • La Suisse n’a pas réussi à dépasser les huitièmes de finale lors de cinq des six dernières Coupes du Monde, ce qui soulève des questions sur leur préparation mentale.
  • Murat Yakin, en tant que coach, a su instaurer un style de jeu attractif, mais devra ajuster sa stratégie pour mieux exploiter les talents de ses joueurs.


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