Ligue 1/DRC : Quand la violence déborde des stades

La Ligue 1 en République Démocratique du Congo retrouve peu à peu son public dans les stades. Après une saison 2024-2025 marquée par des enceintes presque vides, cette nouvelle saison affiche une fréquentation en hausse, atteignant jusqu’à 90 % d’occupation lors de certaines rencontres, comme le grand derby de Lubumbashi entre TP Mazembe et FC Saint Éloi Lupopo, ou le match entre FC Les Aigles du Congo et AS V. Club.

Retour de la violence

Cependant, ce regain d’affluence s’accompagne hélas d’un retour de la violence. Les incidents enregistrés en ce début de saison dépassent largement ceux des saisons précédentes. On a assisté à des envahissements de terrain, des jets de projectiles et d’autres troubles lors de plusieurs rencontres.

Le dernier en date a eu lieu lors du derby de Kinshasa entre AS V. Club et Daring Club Motema Pembe (1-1) le dimanche 30 novembre au stade Tata Raphaël. L’arbitre a dû interrompre le match en urgence pour protéger joueurs et officiels, alors que la situation se dégradait après l’égalisation d’AS V. Club. Les cinq minutes de temps additionnel n’ont pas été jouées.

Avant cela, d’autres incidents violents avaient été rapportés, notamment lors du derby à Lubumbashi entre FC Saint Éloi Lupopo et TP Mazembe (2-1), qui a coûté la vie à un supporter de Mazembe victime de projectiles.

À Kolwezi, plusieurs faits de violence ont également été notés lors du match entre AS Simba et le Tout-Puissant Mazembe (1-1), entraînant la décision de la Commission de gestion de la Linafoot de fermer le stade Diur jusqu’à nouvel ordre.

Des incidents ont aussi eu lieu à Kalemie lors du match entre FC Tanganyika et AS Simba (0-1), pour ne citer que ceux-là.

Appel à l’action de la LINAFOOT

Face à cette montée de la violence dans les stades, la LINAFOOT est appelée à prendre des décisions dissuasives, allant au-delà des sanctions financières. La décision de fermer temporairement le stade Diur à Kolwezi a été appréciée, mais il ne peut pas être question de verrouiller tous les lieux sous prétexte d’impacter les finances du championnat.

Pour l’analyste sportif Richard Kadima, la LINAFOOT devrait envisager la relégation des équipes dont les supporters sont récurrents dans la violence et augmenter les amendes infligées aux clubs.

‘Ces violences ternissent l’image de notre football. La LINAFOOT doit commencer par reléguer les équipes de supporters VIOLENTS, cela dissuadera de tels actes de vandalisme. En ce qui concerne les amendes, elles doivent également être rehaussées pour décourager les mauvais comportements des supporters.’

Une sensibilisation est également nécessaire au sein des clubs pour gérer les supporters, afin d’éradiquer ce fléau qui nuit au football local en RDC.

Points à retenir

  • La fréquentation des stades en Ligue 1 reprend, mais avec un revers inquiétant.
  • La violence dans les stades connaît une flambée inattendue.
  • Des décisions de la LINAFOOT sont attendues, mais l’équilibre entre sécurité et finances reste délicat.
  • Une relégation des équipes aux supporters violents pourrait être envisagée.
  • La prise de conscience sur la gestion des supporters doit impérativement évoluer.

Il est essentiel de se demander comment le football, souvent porteur d’espoir et de rassemblement, peut également devenir un terrain de conflits. Qu’est-ce qui pousse certains supporters à passer à l’acte violent ? À travers cette problématique, nous sommes invités à réfléchir sur la nature même du sport et la responsabilité collective qu’elle implique. En tant que passionné de sport, je suis convaincu que des actions positives peuvent et doivent être entreprises pour assainir cette atmosphère autour des matchs. La balle est dans le camp des autorités et des clubs, et j’espère sincèrement qu’ils sauront répondre aux attentes de la communauté.


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