La situation financière délicate du club français et une blague du directeur général sur le salaire de l’ancien entraîneur du Milan
Depuis deux saisons, Lyon a vendu des joueurs pour environ deux cents millions d’euros. Cette vente était indispensable pour éviter une relégation administrative et respecter les limites du fair-play financier de l’UEFA. Cependant, l’austérité ne se limite pas seulement à des coupes dans l’effectif et les salaires. Sous la direction de la nouvelle propriétaire américaine, Michele Kang, le club impose des sacrifices. Cela commence par les cadres, qui prennent l’initiative en utilisant le métro plutôt que des taxis, espérant même que l’entraîneur Paulo Fonseca réduise son salaire à mille euros par mois.
UNE BLAGUE
Le directeur général Michael Gerlinger a récemment évoqué cette situation, mentionnant l’avenir de l’ancien entraîneur du Milan, dont le contrat expire en juin 2027. “Nous n’avons pas encore discuté de renouvellement,” a expliqué le dirigeant allemand. “Peut-être en parlerons-nous à Noël, et peut-être que Paulo sera si ravi de rester qu’il me demandera mille euros par mois.” Une plaisanterie, évidement, surtout sachant que Fonseca est le mieux payé de la Ligue 1 après Luis Enrique, son contrat ayant été signé sous l’ancienne direction, celle de John Textor, qui a depuis été écarté pour sa gestion budgétaire particulière. Lorsque Lyon a été rétrogradé par la commission de contrôle en raison de déficits budgétaires, Fonseca a tout de même décidé de rester, malgré une réduction drastique des ambitions et de l’effectif. En réalité, le club n’avait même pas les moyens de le licencier ou de mettre fin à son contrat à l’amiable. Ils ne pouvaient pas non plus lui proposer un renouvellement à hauteur de 4 millions d’euros par saison.
PAS DE JET
Ainsi, le club fonctionne avec prudence, s’attaquant à toutes les économies. Les dirigeants prennent désormais le métro pour leurs réunions à Paris. Les vols en jet privé pour les nouvelles recrues ont également pris fin. Keito Nakamura peut en témoigner, étant arrivé à Lyon en minibus avec chauffeur, comme le rapporte L’Équipe. Les sacrifices touchent aussi les VIP : plus d’invitations ni de navettes gratuites pour le trajet depuis les parkings jusqu’au stade, désormais facturé 12,50€. En résumé, tout est fait pour réduire les coûts superflus en vue d’un retour à l’équilibre espéré d’ici 2029. Principale priorité : la réduction des salaires, qui sont tombés de 120 millions à 55 millions en quelques années. Lyon cherche maintenant des marchés alternatifs pour dénicher des joueurs capables de garantir qualité et compétitivité dans un championnat où ils occupent une respectable quatrième place, et en Ligue Europa, après avoir échoué à se qualifier pour la Ligue des champions cet été.
Points à retenir
- Lyon a dû vendre pour éviter la relégation administrative.
- Les dirigeants font des économies en utilisant les transports en commun.
- Le salaire de Fonseca reste un sujet sensible, bien qu’il s’agisse d’une blague.
- La gestion budgétaire est devenue une priorité absolue pour éviter des désastres futurs.
- Le club explore des marchés alternatifs pour garantir sa compétitivité.
En réfléchissant à la situation actuelle du club, j’éprouve une certaine sympathie pour ces choix économiques. Peut-être est-il temps pour les clubs de revoir leur modèle, plutôt que de s’engager dans une course à la dépense ? Il reste à voir si ces sacrifices porteront leurs fruits à long terme, mais il est certain que la gestion moderne nécessite de s’adapter, même dans un univers aussi compétitif que le football. En tant que journaliste engagé, je me demande : quel équilibre trouver entre ambition sportive et saine gestion financière ?