mar. Sep 15th, 2026
Rafa Jódar, numéro 1 espagnol de la Coupe Davis, après son énorme surprise à l’US Open : “À 19 ans, tout ça à encaisser c’est compliqué”

Pour Rafa Jódar, l’année s’annonce riche en découvertes. À peine lancé dans la rampe de lancement vers un nouveau défi, il fera ses débuts en Coupe Davis ce week-end à Saint-Jacques-de-Chili (Santiago du Chili), où l’Espagne tentera de décrocher sa place pour les Finales de Bologne (Italie, du 24 au 29 novembre).

Son ascension fulgurante au classement mondial, d’autant plus marquée en l’absence de Carlos Alcaraz, lui permet d’endosser le rôle de numéro 1 de l’équipe espagnole menée par David Ferrer. Le sélectionneur a également retenu Dani Mérida (41e), Martín Landaluce (62e), Jaume Munar (68e) et Pedro Martínez (132e).

Rafa Jódar et l’équipe espagnole lors d’une conférence de presse à Santiago du Chili
Jaume Munar, David Ferrer, Rafa Jódar, Dani Mérida et Martín Landaluce à la conférence de presse à Santiago du Chili.

Jódar découvrira aussi la “Ensaladera” juste après un passage compliqué à l’US Open, le dernier Grand Chelem de la saison. Il y a chuté dès le premier tour face à Yunchaokete Bu (6-2, 6-1, 6-1). Pourtant, avant ce tournoi, il faisait partie des joueurs capables d’aller loin, porté par une dynamique encourageante.

En conférence de presse à Santiago, il a insisté sur l’importance de rester dans son tempo :
“Le chemin, c’est de profiter du processus et de progresser petit à petit. C’est ma première année sur le circuit et je sais qu’il me reste encore beaucoup à améliorer. Ce qui m’arrive cette saison sera nouveau pour moi.”

Dans ce duel de Coupe Davis, Alejandro Tabilo est présenté comme l’adversaire le plus dangereux pour l’Espagne.

L’Espagnol a aussi confié qu’il vivait cette accélération avec pragmatisme :
“C’est vrai que tout va très vite, mais je prends du plaisir et je garde les pieds sur terre. Je suis la même personne humble qu’il y a deux ans, et je pense que ça m’aide énormément. Tout ça, c’est aussi grâce aux personnes qui m’apprécient vraiment et qui veulent le meilleur pour moi.”

“Je pense pouvoir rivaliser avec beaucoup de joueurs, mais pour rester parmi les meilleurs longtemps, il faut soigner chaque détail.”

Rafa Jódar

Tennisman n°14 mondial

“Je peux rivaliser avec la majorité des joueurs sur le circuit. Mais si tu veux faire partie des meilleurs pendant des années, tu dois vraiment faire attention à chaque détail et bien faire les choses.” C’est la ligne directrice que Jódar met en avant.

Rafa Jódar s’entraîne sur terre battue à Santiago du Chili
Rafa Jódar à l’entraînement sur les courts en terre battue où se jouera le match Chili–Espagne.

À propos de ce que ce niveau implique, il ajoute :
“Je découvre que je suis une personne courageuse. Et au final, pour un garçon de 19 ou 20 ans, tout assimiler, ce n’est pas simple. J’en suis arrivé là où j’en suis grâce à un travail progressif, sans me projeter dans des “grandes choses”. Cette mentalité, je l’ai reçue de mon père et de toute ma famille, et elle m’aide beaucoup à aborder ce genre d’engagements et de matchs.”

Points à retenir

  • Coupe Davis, pression réelle : Jódar passe du circuit individuel à l’ambiance équipe, et ça change la musique (même quand on parle de terre battue).
  • Climat “progressif” : il insiste sur l’idée d’avancer étape par étape, ce qui est rarement spectaculaire… mais souvent efficace.
  • Un rôle qui pèse : avec Carlos Alcaraz absent, le numéro 14 mondial devient l’homme clé, sans que lui-même veuille faire semblant d’en faire trop.
  • Après l’US Open, retour au concret : la sortie précoce n’a pas empêché le tournoi de confiance de continuer, au moins sur la sélection.
  • Le détail avant le discours : “soigner chaque détail”, on l’a déjà entendu… mais ici, c’est dit comme une méthode, pas comme une formule.

Au fond, ce qui me frappe, c’est le contraste entre la vitesse de son ascension et la façon dont Jódar refuse de se laisser emporter par la hype. Pour moi, c’est exactement le genre de mentalité qui peut faire la différence en Coupe Davis : pas forcément spectaculaire, mais solide—et ça, j’en fais un pari. Parce qu’à chaque fois que le sport se transforme en vitrine, on a aussi besoin de rappeler, avec un regard engagé, que la progression humaine vaut autant que le score final.


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