Gentile Rédazione,
En réponse à l’article publié suite au commentaire d’un lecteur, « Il buon senso, le biciclette e le regole fai da te » (Guido P. Rubino, 14 septembre 2026), je tiens à préciser que la réponse mise en ligne n’était pas assez complète.
L’article 68, alinéa 3, du Code de la route italien prévoit ceci :
3. Les dispositions prévues aux lettres b) et c) de l’alinéa 1 ne s’appliquent pas aux véhicules de type velocipède lorsqu’ils sont utilisés pendant des compétitions sportives.
En lisant ce que décrit le lecteur, il parle d’un cas précis : une bicyclette de course utilisée pendant l’entraînement, mais sans sonnette pour les signaux sonores. Concernant les signaux visuels : à l’avant des feux blancs ou jaunes, à l’arrière des feux rouges et des catadioptres rouges ; et, sur les pédales, des catadioptres jaunes ainsi que des dispositifs équivalents sur les côtés, comme le précise le même code à l’alinéa 1.
Le lecteur évoque aussi des « autorisations » permettant de circuler avec des vélos de compétition. Sur ce point, l’idée n’est pas tout à fait exacte : je pense plutôt que cela renvoie à la possibilité mentionnée au même alinéa 3, donc aux situations liées à la compétition — et non à l’usage ordinaire du vélo.
Par conséquent, dans le passage : « L’idée que les vélos de compétition ne peuvent pas circuler sur la voie publique sauf pendant une course, ou avec des autorisations et des appuis logistiques particuliers, est un exemple assez évident de la façon dont la connaissance des règles peut être déformée et ajustée à son goût personnel. Un vélo de compétition, en tant que vélo, ne devient pas un moyen interdit à la circulation parce qu’il est aussi destiné aux courses. », le concept est formulé de manière trop vague et, surtout, pas totalement fidèle à ce que dit le Code de la route.
Écrire “pour la polémique” et “quoi qu’il arrive” n’est évidemment pas synonyme d’information correcte.
Cordialement,
Alberto Defilippi
Points à retenir
- L’exemption n’est pas automatique : l’alinéa 3 concerne bien l’usage pendant des compétitions sportives, et ne “décroche” pas la conformité aux règles pour l’entraînement sur route.
- Le vélo reste un velocipède : même s’il est “fait pour la course”, il conserve, juridiquement, le statut de vélo soumis aux exigences de la circulation ordinaire.
- Le permis vise l’événement, pas l’usage au quotidien : les autorisations renvoient surtout à l’organisation et aux ajustements de circulation pour la compétition.
- Le détail compte (un peu trop) : sonnette, feux, catadioptres… la nuance entre compétition et entraînement peut changer la lecture “pratique” des obligations.
Au-delà de la dispute, le fond m’intéresse : lorsqu’on parle de règles de circulation, une interprétation approximative peut vite devenir une “certitude” partagée… et là, tout le monde finit par pédaler dans la même direction, même sans savoir où le Code mène vraiment. Personnellement, je préfère qu’on clarifie la distinction entre le contexte sportif et la circulation ordinaire, plutôt que de laisser planer l’idée que le vélo de course “se débrouille” tout seul. Et si l’on peut débattre, autant le faire avec des faits — parce que défendre la sécurité routière, ça reste une cause sérieuse, même quand on roule à fond.