Nasser Al-Khelaïfi, président du Paris Saint-Germain, s’est confié lors d’une interview accordée à la chaîne qatarie Al Kass, revenant sur la récente conquête de la Ligue des Champions. « Luis Enrique m’avait assuré avant le match face à Arsenal que nous allions remporter la compétition. Chaque but en finale me remplissait de joie, j’avais du mal à croire à cette victoire éclatante 5-0 contre l’Inter. Ce club est devenu une source de fierté autant pour le Qatar que pour la France à l’échelle internationale. Après un tel exploit, le club commence enfin à en récolter les fruits », a-t-il déclaré.
Selon lui, le succès repose avant tout sur le banc de touche : « Luis Enrique est le meilleur entraîneur pour le développement des joueurs. Son intérêt sincère pour eux est l’une des clés de notre réussite », a-t-il souligné.
Le dirigeant qatari a également expliqué la transition stratégique du club, passant de joueurs stars à un effectif plus jeune : « Peu de personnes croyaient en nos chances de titre. Nous avons abordé la Ligue des Champions étape par étape. La victoire à Anfield nous a beaucoup confortés. La présence des grandes stars ces dernières années a largement contribué à la renommée mondiale du Paris Saint-Germain. Nous avons désormais des académies à travers le monde. Nous avons choisi Luis Enrique parce que nous croyons en un football offensif et joyeux. J’ai été fier lorsque le président français a remercié tous les Qataris. En seulement trois heures après la finale, nous avons généré cinq millions d’euros de ventes de maillots », a-t-il raconté.
Sans le nommer explicitement, Al-Khelaïfi a adressé un message à Kylian Mbappé et à tous ceux qui doutaient de la capacité des joueurs évoluant en Ligue 1 à décrocher la Ligue des Champions : « Il est plus facile de marquer en Liga qu’en Ligue 1. Luis Enrique a représenté avec fierté la Ligue 1 et l’a défendue face aux détracteurs de la Premier League qui la qualifiaient de “Liga des paysans”. Cette saison, nous avons battu Arsenal, Manchester City, Liverpool et Aston Villa dans la compétition européenne. »
Il a aussi évoqué la grande révélation de l’équipe : « Ousmane Dembélé mériterait le Ballon d’Or, non seulement pour son talent technique mais aussi pour sa personnalité. Il est totalement investi sur le terrain comme en dehors, et reste fidèle à sa foi. »
Enfin, Al-Khelaïfi a reconnu que la valeur du PSG a nettement progressé depuis leur arrivée : « Un groupe d’investisseurs américains a acquis 10 % du club, ce qui confirme notre bonne orientation. Notre priorité reste le nouveau centre d’entraînement, et toutes les futures recrues seront validées par Luis Enrique. Notre partenariat avec Jordan Brand et Nike nous a aussi ouvert de nouveaux marchés. C’est l’une des meilleures décisions prises à Paris », a-t-il conclu.
Points à retenir
- Le président Al-Khelaïfi mise beaucoup sur Luis Enrique, qu’il considère comme un maître dans l’art de faire éclore les talents, à croire qu’il a aussi la recette pour cuisiner un bon plat.
- Le PSG a adopté un virage générationnel, misant désormais sur la jeunesse plutôt que sur le bling-bling des stars, une stratégie qui semble finalement porter ses fruits… enfin, quand on veut bien regarder le score en finale.
- Le club s’appuie sur un rayonnement global, avec des académies partout dans le monde, parce que faire du PSG un empire planétaire, c’est plus impressionnant qu’une simple victoire sur le terrain.
- Les critiques sur la Ligue 1 qui serait une “liga de paysans” n’ont pas résisté aux faits d’armes des Parisiens contre les mastodontes étrangers, une belle leçon d’humilité pour certains supporters anglais un peu trop confiants.
- La réussite financière est au rendez-vous : 5 millions d’euros en trois heures de vente de maillots, preuve que le business du ballon rond fonctionne aussi bien que le spectacle.
- Le PSG continue de s’ouvrir à l’international avec une entrée d’investisseurs américains et des partenariats stratégiques dans le textile sportif, parce qu’au foot, on ne joue pas qu’avec un ballon, mais aussi avec des chiffres et des logos.
En fin de compte, entre stratégie sportive, communication bien huilée et aspects financiers bien calculés, le PSG semble avoir trouvé une recette appréciée des quatre coins du globe. Reste à voir si cette saison inaugurale post-titre marquera une nouvelle ère ou si, finalement, la montagne ne va accoucher que d’une souris. Mais bon, porter les couleurs du Qatar et de la France avec autant de panache, c’est déjà une belle manière de tourner la page des sceptiques. Après tout, on peut toujours rêver que le PSG devienne moins clinquant et plus… durable, non ?