Parfois, connaître la chute peut être la meilleure façon d’apprendre à se relever. C’est ce que Rémy Labeau Lascary, attaquant du Stade Brestois, a parfaitement compris à seulement 22 ans. En hiver 2024, une rupture du ligament croisé de son genou gauche a marqué un tournant dans sa carrière.
« C’était difficile à vivre, surtout que j’étais en pleine forme et que je marquais des buts. Être blessé à un moment où tout allait bien n’a pas été simple, » confiait Labeau Lascary dans une interview.
À son retour d’un prêt fructueux au Stade Lavallois en Ligue 2, il avait su s’imposer comme un membre clé de l’équipe de Will Still. Cependant, tout a basculé en décembre, durant un match contre AJ Auxerre, un moment charnière de sa carrière. Mais pour le natif de Guadeloupe, cette épreuve lui a permis de prendre du recul.
« Dans la vie, il y a toujours pire. À l’hôpital, j’ai vu des gens qui ne pouvaient plus marcher. Cela m’a aidé à voir les choses sous un angle positif, » expliqua-t-il. « Je pense que Dieu m’a permis de réaliser à quel point j’étais chanceux d’être en bonne santé. Cela m’a donné la force de revenir à ce que j’aime. Traverser cela m’a rendu plus fort. »
Labeau Lascary a admis qu’il avait parfois eu « peur » d’une rechute, d’autant plus qu’il avait vu d’autres joueurs passer par là. C’est pourquoi son retour sur le terrain est une source de joie.
Actuellement au Stade Brestois, en prêt de Lens, il redécouvre le plaisir de jouer après des mois de frustrations. « Retrouver le terrain, marquer des buts et enchaîner les matchs, c’est très positif. Je suis très heureux, » a-t-il déclaré. « Un attaquant est jugé sur ses statistiques, et marquer est toujours bon pour le moral. »
Pour l’instant, Labeau Lascary a déjà marqué cinq buts cette saison, dont un contre Lille, le grand rival de son ancien club. Cependant, l’attaquant ne souhaite pas prendre de crédit personnel pour cette réussite. « C’est bien de marquer. J’étais dans un beau stade dans le Nord, mais pour moi, cela n’a pas changé. C’est un but qui aide l’équipe, et c’est le plus important, » a-t-il insisté.
« Je pense qu’il nous faut deux ou trois victoires supplémentaires pour nous maintenir. Nous allons nous concentrer là-dessus et voir ce qui se passe. » Une lutte pour la survie que Labeau Lascary aurait dû mener sous d’autres couleurs. Angers, pour être précis, où son prêt de RC Lens avait été confirmé, avant d’être annulé par la DNCG pour des raisons financières.
« J’ai signé avec Angers, j’y ai passé une semaine et tout se passait bien. Sauf que mon contrat n’a pas été approuvé, » se souvient-il, expliquant son départ précipité pour Brest.
« Quand j’ai reçu la nouvelle, il restait seulement 24 heures avant la fermeture du mercato, » a-t-il ajouté. « Brest m’avait déjà contacté avant ma signature avec Angers, donc tout s’est passé très vite. »
Une chance, qu’il considère comme une bénédiction. « Je suis très croyant. C’est par la grâce de Dieu que je suis ici. Je me suis tout de suite senti à l’aise avec mes coéquipiers et le staff, » a-t-il confié, le sourire aux lèvres.
« Je suis entouré de bonnes personnes. J’ai ma famille et ma petite amie. J’ai aussi dû surmonter une grave blessure. Cela m’a fait prendre du recul. Le simple fait de pouvoir jouer au football à nouveau est incroyable pour moi. »
Bien qu’il s’épanouisse désormais en Bretagne, Labeau Lascary n’a pas oublié Lens, dont il suit de près les succès : « J’ai grandi là-bas, j’y ai vécu beaucoup de choses. Je suis très heureux pour ce qu’ils accomplissent. » Sous contrat jusqu’en 2028 avec le club des Sang et Or, il ne se projette pas encore sur la saison prochaine.
« Je donne tout ce que je peux à l’entraînement et durant les matchs, et nous verrons ce qui se passera à la fin de l’année, » tempère-t-il. Mais il est difficile d’ignorer la possibilité de jouer en Ligue des champions avec son club de cœur, qui pourrait se qualifier pour l’édition 2026-27.
Points à retenir
- Rémy Labeau Lascary a appris à redéfinir la notion de réussite après des blessures majeures.
- La santé et la perspective sont essentielles pour surmonter les épreuves.
- La solidarité et le soutien de l’entourage jouent un rôle crucial dans la reprise.
- La chance peut parfois sourire de manière inattendue dans le monde du football.
- Les aspirations professionnelles peuvent évoluer, mais l’engagement reste constant.
Il est fascinant de voir comment un jeune joueur peut apprendre autant d’une chute. Cela me fait réfléchir sur le fait que, dans nos propres vies, parfois, il faut connaître l’échec avant de parvenir à la réussite. Le parcours de Labeau Lascary est un rappel que même au sein des luttes de la vie professionnelle, il y a toujours une chance de rebondir, tant que l’on garde la bonne attitude. En tant que journaliste passionné de sport, ceci m’encourage à suivre avec curiosité la suite de son aventure sur le terrain.