Arnaud Nordin (27 ans), prêté par Mainz, s’impose comme un élément clé d’un Stade Rennais renaissant, qui, sous la direction du nouvel entraîneur Franck Haise, aspire à regagner sa place en compétitions européennes. Nous avons rencontré cet ancien ailier de l’AS Saint-Étienne et de Montpellier HSC pour évoquer son adaptation à Roazhon Park, la dynamique ascendante du club, les difficultés de ses anciens clubs, ainsi que son avenir.
Vous êtes arrivé à Rennes dans un contexte difficile avec un entraîneur sous pression (Habib Beye) rapidement remplacé. Comment s’est déroulée votre intégration dans ce cadre, et comment évaluez-vous vos premières semaines au club ?
Tout s’est bien passé. J’ai été très bien accueilli, que ce soit par le staff technique ou médical… vraiment, tout le monde m’a bien reçu, même les stewards et le personnel de la cuisine. J’avais aussi la chance de connaître déjà plusieurs joueurs, ce qui facilite les choses. J’ai donc pris le temps d’observer le fonctionnement du club, et petit à petit, j’ai gagné en confiance et m’y sens à l’aise.
Quels joueurs connaissiez-vous déjà à Rennes ?
J’ai joué avec Moussa Al-Taamari à Montpellier HSC, et j’ai côtoyé Mahdi Camara à l’AS Saint-Étienne. Esteban Lepaul et moi avons des amis en commun, donc nous nous étions déjà rencontrés et échangés ailleurs. Il y a aussi Alidu Seidu, que je connais un peu.
Concernant Lepaul, il semble que vous ayez un bon feeling sur le terrain…
Effectivement, nous avons une certaine complicité, car je le connaissais déjà avant de venir. Il m’a accueillie chaleureusement. Sur le terrain, il est excellent avec ses appels, jouer avec lui facilite tout et nous sommes là pour le soutenir.
Pensez-vous qu’il mérite une convocation en équipe de France ?
Je ne suis pas Didier Deschamps, mais je pense qu’« Este » est un joueur prolifique qui marque beaucoup. À mon avis, il a déjà des chances d’être sélectionné (rire). Mais nous verrons bien. Quand on inscrit 14 buts en Ligue 1, je pense que beaucoup de monde le connaît, dont le sélectionneur, et c’est déjà une bonne chose.
Il y a eu un changement d’entraîneur depuis votre arrivée, avec Haise remplaçant Beye. Comment cela s’est-il passé pour vous ?
Au niveau humain, il discute beaucoup avec moi et me donne de bons conseils. Pas de grands discours, mais une attention portée aux détails. Cela crée une bonne ambiance et nous permet de mieux nous exprimer sur le terrain. Nous avons joué de manière satisfaisante lors des derniers matchs, malgré la défaite contre Lille. Il nous apporte beaucoup, tant sur le terrain qu’en dehors.
Est-ce que cela vous donne confiance d’avoir un entraîneur comme lui ?
Bien sûr ! Je suis toujours déterminé à aider l’équipe. Le fait qu’il me titularise les cinq derniers matchs est encourageant, et en tant que joueur, on veut toujours prouver cette confiance.
Aviez-vous besoin de cela après un passage mitigé à Mainz ?
Je veux me sentir important dans l’équipe. Cela ne signifie pas forcément être titulaire. Chaque joueur a un rôle, et se sentir apprécié par ses coéquipiers et le club permet de donner le meilleur de soi sur le terrain. En Allemagne, cela demande une autre intensité, peu de fautes sont siffles, ce qui oblige à se relever et à défendre. C’était un apprentissage intéressant, et cela ressemble aussi à la France. À Rennes, l’entraîneur ne siffle pas toujours, ce qui incite à se battre.
Vous évoquez des similitudes entre la France et l’Allemagne. Est-ce que revenir en Ligue 1 était une priorité pour vous cet hiver ?
C’était évident, Rennes est un club très ambitieux, visant l’Europe. Cet objectif est palpable à travers les infrastructures et l’environnement. Je pense qu’il serait bénéfique pour le club d’accéder aux compétitions européennes. Chacun de nous souhaite jouer des matchs comme en Ligue des Champions.
« Pour se sentir aimé, on veut naturellement rester et se battre pour ces couleurs » – Nordin sur son désir de prolonger son aventure à Rennes.
C’est triste de voir des clubs comme Montpellier en difficulté. J’ai rencontré des personnes formidables là-bas. J’espère qu’ils pourront au moins jouer les playoffs pour revenir en Ligue 1. Et la même chose pour Saint-Étienne… Cela montre la dureté de notre championnat. Je souhaite les voir revenir, surtout ASSE, l’année prochaine.
Souhaitez-vous prolonger votre aventure pour potentiellement les affronter l’année prochaine ? Votre prêt de Mainz inclut une option d’achat…
Absolument ! Je me sens vraiment bien ici. Être bien accueilli vous pousse à vouloir rester et à défendre le maillot. Il y a cet esprit de famille. Le club a de grandes ambitions, et je souhaite rendre ce que j’ai reçu sur le terrain.
Globalement, après quelques saisons difficiles, avez-vous le sentiment que Rennes est sur la bonne voie ? Pensez-vous que la fin de saison pourrait être prometteuse ?
Nous l’espérons ! Nous travaillons dur chaque jour pour cela. Huit matchs, autant de finales ; c’est le sprint final. Nous ferons le point après le match contre l’Olympique de Marseille, qui clôturera notre saison !
Points à retenir
- La convivialité au sein du club, appréciée par les nouveaux venus, peut jouer un rôle clé dans la performance d’un joueur.
- Un bon climat de travail, modèle sur l’attention aux détails, est essentiel pour une équipe.
- L’importance de la reconnaissance et du soutien de ses pairs pour l’épanouissement sur le terrain.
- Le chemin vers l’Europe est semé d’embûches, mais le club semble prendre la bonne direction.
- Des clubs historiques en difficulté rappellent la compétitivité du championnat Français.
En tant que passionné de football, je ne peux m’empêcher de réfléchir à l’évolution de ces clubs emblématiques. La lutte pour la survie en Ligue 1 est révélatrice de la précarité des enjeux sportifs. Ne devrions-nous pas nous demander comment préserver l’identité et les valeurs de ces institutions ? En tant que journalistes, nous avons la responsabilité de suivre ces histoires et d’engager le public sur ces questions essentielles.